Baisse des valeurs pétrolières dans le sillage de BP

Les valeurs du secteur pétrolier et parapétrolier étaient en baisse jeudi à la mi-journée à la Bourse de Paris, affectées une nouvelle fois par les déboires du géant du secteur BP, dont l'action a chuté à l'ouverture de la Bourse londonienne.


A 11H50 (09H50 GMT), Technip perdait 1,31% à 48,20 euros, CGG Veritas 1,07% à 15,72 euros, Maurel et Prom 1,62% à 8,93 euros, dans un marché en hausse de 1,12%. Bourbon était à l'équilibre (+0,08% à 33 euros).
Total, première capitalisation de la Bourse de Paris (le groupe représente quelque 15% du CAC 40), cédait 0,50% à 37,92 euros.
A la Bourse de Londres, BP a chuté de 16% lors des premiers échanges, avant de se ressaisir et de réduire ses pertes à -3,23% vers 12H00 (10H00 GMT).
Les investisseurs s'inquiétent de plus en plus de l'impact de la marée noire sur le groupe pétrolier britannique, qui risque de devoir suspendre le paiement de dividendes à ses actionnaires, pour apaiser l'opinion publique américaine.
L'ensemble des valeurs pétrolières pâtissent des déboires de BP dans le golfe du Mexique, où l'une de ses plateformes pétrolières a explosé il y a plus d'un mois, provoquant une gigantesque marée noire.
"Il y a beaucoup de défiance par rapport au secteur pétrolier", note Yves Marçais, vendeur d'actions chez Global Equities. "Des investisseurs sortent du secteur pétrolier en général car la baisse de BP en Bourse pèse sur les performances de leurs indices", a-t-il expliqué.
Par ailleurs, on peut penser que "la réglementation va être nettement renforcée sur les plateformes pétrolières, ce qui induira des coûts supplémentaires", a-t-il ajouté.
Sur un mois, Maurel et Prom a lâché environ 15%, Technip 16%, Bourbon 20% et CGG Veritas 27%. Total n'a cédé que 6,3%, soit un repli semblable à celui du CAC 40 sur le mois.
La moindre baisse de Total s'explique en partie par le volume des transactions sur le titre. "Lorsqu'un gros investisseur +quitte+ Bourbon ou CGG Veritas, cela se voit bien plus que lorsqu'il quitte Total", dont la capitalisation est nettement supérieure à celles des valeurs parapétrolières de la cote parisienne, a expliqué M. Marçais.

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