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Biowanze vise la neutralité carbone pour 2029

©Photo News

À l’occasion d’une visite royale sur son site, Biowanze a dévoilé ses ambitions en matière de décarbonation de ses activités. Au programme, une nouvelle chaudière pour 2023 et plusieurs projets d’envergure.

Tapis rouge et protocole ce mercredi sur le site de l’usine de Biowanze. Le producteur de bioéthanol et de nourriture pour bétail à partir de résidus végétaux a sorti le grand jeu à l’occasion de la visite de la Reine Mathilde, du ministre wallon de l’Énergie Philippe Henry (Ecolo) et de plusieurs élus locaux.

L’occasion rêvée pour cette filiale du groupe allemand Südzucker, duquel dépend aussi la Raffinerie Tirlemontoise, d’ouvrir les portes de son usine mais aussi de dévoiler sa ligne directrice à l’horizon 2029, directement inscrite dans une logique de transition énergétique et d’économie circulaire. L’objectif? Atteindre le zéro carbone pour la production de l’usine d’ici dix ans et faire bénéficier les collectivités locales du processus.

Chaudière et biomasse

Pierre essentielle à l’édifice qu’est la neutralité carbone, une nouvelle chaudière, "unique en son genre", a été présentée par l’entreprise wanzaise. Fonctionnant sur le principe de la biomasse, la nouvelle chaudière de Biowanze sera opérationnelle à partir de 2023 et aura nécessité environ 50 millions d’euros d’investissement.

©Dominic Verhulst

Aujourd’hui, le site de Biowanze est alimenté à 65% par la biomasse et à 35% par du gaz naturel. Une fois la nouvelle chaudière installée, la biomasse représentera 90% de l’énergie utilisée par l’usine. De plus, la nouvelle installation fonctionnera en brûlant un mélange de myscanthus et de plaquettes de bois, le tout sourcé localement. Ce mélange se veut aussi plus efficient que le son de blé (l’enveloppe externe du froment fourrager) utilisé par les autres installations biomasse de l’usine. D’ici 2029, l’entreprise espère s’affranchir totalement des combustibles fossiles.

"Nous devons écrire notre histoire en tenant compte de l’urgence climatique."
André Tonneaux
Directeur de Biowanze

Se disant mû par une vocation sociale et non économique, le directeur de Biowanze, André Tonneaux, a déclaré vouloir s’inscrire dans l’objectif de réduction des émissions de gaz à effet de serre poursuivi par la Région wallonne à l’horizon 2030, soit 55% en moins par rapport au niveau observé en 1990. "Nous devons écrire notre histoire en tenant compte de l’urgence climatique", a-t-il déclaré.

De son côté, le ministre Philippe Henry s’est réjoui de la démarche. "L’industrie évolue et il faut continuer d’y travailler pour atteindre le zéro carbone", a-t-il résumé.

Économie circulaire

En plus de la production d’énergie verte, Biowanze s’est fixée des objectifs importants en termes d’économie circulaire. L’entreprise, dont le business model repose déjà sur la réutilisation de sous-produits végétaux issus de la raffinerie de sucre voisine pour produire son agrocarburant et ses protéines alimentaires, entend en effet maximiser l’utilisation de l’énergie produite par son usine. Aussi, la vapeur dégagée par les chaudières biomasse pourra être transformée en énergie électrique et thermique, par cogénération.

À terme, l’objectif est d’intégrer le surplus électrique au réseau, puisque la production électrique du site dépassera les besoins de l’usine. Un projet de chauffage urbain par l’intégration au réseau de distribution de l’eau chaude résultant de l’activité de Biowanze est également dans les tuyaux.

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