BP ne pompera pas dans ses dividendes

Un logo BP souillé, reflet de la colère des américains

Le pétrolier table désormais sur une facture de 4 milliards de dollars d'ici la fin de l'année. Mais son PDG l'assure, il puisera dans sa trésorerie et n'amputera pas les dividendes pour payer la facture.

Bruxelles (L'Echo) - Calmer le jeu pour éviter un naufrage total de l'action BP. C'est le défi auquel est désormais confronté  Tony Howard, le patron du groupe pétrolier. C'est dans cette optique que le dirigeant a accordé une interview au Daily Telegraph ce mercredi. Une interview dans lequel le CEO assure qu'il rencontrera ses actionnaires cette semaine encore afin de leur promettre qu'il ne coupera pas dans les dividendes. Cette crainte a en effet fait surface après l'annonce de l'échec du colmatage de la fuite en début de semaine.

L'an dernier, BP avait versé à ses actionnaires  près de 10 milliards de dollars. Le patron de BP a également revu nettement à la hausse son estimation des coûts de nettoyage des côtes souillées: il table désormais sur une facture de 4 milliards de dollars d'ici la fin de l'année. Un chiffre qui selon lui reste gérable pour le groupe qui dispose d'une trésorerie disponible comprise entre 6 et 8 milliards de dollars cette année. A ce stade, les opérations lui ont déjà coûté 1 milliard de dollar.

Mardi pourtant, l'action BP s'était effondrée à la Bourse de Londres (-13,10% à 430 pence), portant la chute de sa valeur depuis le début de la marée noire à plus d'un tiers. Cette nouvelle dégringolade boursière a porté à plus de 37%, à son plus fort, la baisse de la valeur boursière de BP, depuis l'explosion et le naufrage de la plate-forme Deepwater Horizon, que le groupe exploitait dans le Golfe du Mexique, au large de la Louisiane.
Ce sinistre est à l'origine de ce qui s'annonce comme la pire catastrophe écologique de l'histoire des Etats-Unis.

Cette chute a fait fondre de 178 milliards de dollars fin avril à moins de 117 milliards cette séance la valorisation boursière de BP. Autrement dit, ce sont plus de 60 milliards de dollars de valeur boursière du groupe qui sont partis en fumée, dont près de 20 milliards  mardi.

 

Ce mercredi, le titre BP limitait son recul à 1,3% à 424,39 pence en milieu d'après-midi.

 


Certains commentateurs commençent à envisager que BP ne devienne, si la situation se prolongeait, une cible d'OPA toute désignée.

 

 

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