Clamadieu et Kocher promettent un duo efficace à la tête d'Engie

Le message de Mestrallet (à droite) au nouveau tandem Clamadieu-Kocher?Engie devra sans doute tenter une grande alliance. ©REUTERS

Isabelle Kocher, directeur général d’Engie, et Jean-Pierre Clamadieu, désigné vendredi président de son conseil d’administration, affirment leur souhait de former un duo efficace.

L’actuel CEO du groupe Solvay, Jean-Pierre Clamadieu, a pris vendredi, à l’issue d’une assemblée générale, la succession de Gérard Mestrallet comme président non exécutif de l’énergéticien Engie, en plein tournant stratégique. Sa désignation avait été perçue comme un désaveu pour Isabelle Kocher, qui avait fait campagne pour cumuler les deux fonctions. Mais les deux dirigeants ont présenté aux actionnaires un front uni.

"Un quotidien français titrait ce matin ‘Clamadieu-Kocher: duel ou duo?’ Ce sera un duo, nous le souhaitons tous les deux ardemment", a déclaré Isabelle Kocher. Jean-Pierre Clamadieu a, de son côté, souligné les vertus de cette gouvernance dissociée, tout en précisant que pour qu’elle fonctionne bien, il faut que ce soit un duo. "Et je crois que nous sommes convaincus, Isabelle et moi, que nous pouvons former ce duo efficace qui portera Engie vers de nouvelles étapes de sa transformation", a-t-il souligné.

Une grande alliance

Cette assemblée générale était aussi la dernière pour Gérard Mestrallet, après 34 ans passés dans le groupe, dont 22 années comme président. L’homme, réputé pour son sang-froid, n’a pas réussi à masquer une pointe d’émotion quand Edmond Alphandéry, administrateur d’Engie, lui a rendu hommage pour avoir transformé un groupe bancaire de 20.000 salariés, avec une capitalisation boursière de 4 milliards d’euros, en énergéticien mondial qui compte 150.000 personnes et une capitalisation boursière de 35 milliards d’euros.

"Il faudra vraisemblablement tenter une grande alliance dans les temps à venir."
Gérard Mestrallet
président sortant d’Engie

"Aujourd’hui, Engie incarne ce leader de la transition énergétique que nous avons voulu devenir, mais notre secteur devient de plus en plus concurrentiel, et il faudra vraisemblablement nous engager dans de grands mouvements, et tenter une grande alliance dans les temps à venir", a lâché Gérard Mestrallet en guise de testament.

Son autre message important s’adressait plus directement aux actionnaires. "Je garde un regret, celui de ne pas vous avoir offert depuis 2008 le retour que vous pouviez espérer en Bourse, même si le caractère très international de nos activités nous a permis de mieux résister qu’EDF, RWE ou E.ON", a déclaré le président sortant.

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