Comment GDF Suez réduit sa dette d'un milliard de dollars

Jean-François Cirelli et Gérard Mestrallet, le n°2 et le n°1 de GDF Suez. ©BELGAIMAGE

GDF Suez va réduire sa dette de 1 milliard de dollars avec la vente de ses actifs au Panama et au Costa Rica.

GDF Suez annonce la cession de ses actifs au Panama et au Costa Rica à la société colombienne Celsia, une transaction qui doit réduire d'environ un milliard de dollars (748 millions d'euros) sa dette nette consolidée.

La transaction. L'opération, qui sera finalisée à la fin de l'année (novembre ou décembre), concerne au Panama le complexe hydroélectrique de Dos Mares, d'une puissance de 118 mégawatts, la centrale au fioul de Cativa (83 mégawatts), et les 51% que détient l'énergéticien français dans la centrale à fioul et charbon de Bahia Las Minas (249 mégawatts).

Le parc éolien de Guanacaste (50 mégawatts), lui aussi inclus dans la transaction, est situé au Costa Rica.

"Compte tenu de la création de valeur de l'offre reçue, la transaction s'inscrit dans la stratégie du groupe consistant à recycler le capital et augmenter la valeur de son portefeuille", peut-on lire dans le communiqué de GDF Suez, qui ajoute que "les produits de cette transaction seront redéployés afin de consolider ses positions et de concrétiser de nouvelles opportunités dans les pays à forte croissance".

Dans cette région du monde, l'énergéticien français, à travers sa filiale GDF Suez Energy Latin America, possède aussi des actifs en Argentine, Brésil, Chili, Pérou et Uruguay.

A savoir


Celsia est contrôlé par la holding d'investissement Grupo Argos. Celsia, qui se développe ainsi pour la première fois hors de ses frontières, souligne que la transaction entre dans le cadre de son expansion régionale visant à faciliter l'interconnection des fournitures d'électricité.

Les rachats d'actifs permettront au groupe d'augmenter de 535 megawatts, soit 30%, sa capacité de production d'électricité, à 2.312 megawatts.

 

A combien s'élève la dette de GDF Suez? Fin juillet, GDF Suez avait fait état d'une dette nette en repli à la fin juin à 26 milliards d'euros.

Les résultats opérationnels du groupe se sont par ailleurs contractés au premier semestre, pénalisés par un marché déprimé de l'électricité en Europe, un hiver clément qui a pesé sur la demande de gaz et par l'arrêt de deux réacteurs nucléaires en Belgique.

 

• La stratégie actuelle. Le groupe avait annoncé maintenir pour le moment son objectif de rentabilité pour 2014 mais se préparer à le réviser dans le futur.

Pour compenser le ralentissement de ses marchés traditionnels, c'est-à-dire les économies matures d'Europe de l'Ouest, en particulier la France et la Belgique, GDF Suez entend devenir le leader de la transition énergétique sur le Vieux Continent et l'énergéticien de référence dans les pays en forte croissance, dont les besoins en énergie sont très dynamiques.

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