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Des groupes belges unissent leurs forces dans l'hydrogène vert

DEME compte utiliser les nouveaux électrolyseurs pour convertir l'énergie éolienne et solaire en hydrogène vert et en produits verts dérivés.

Six acteurs belges, dont Colruyt, vont collaborer pour investir dans la production d'hydrogène vert, considéré comme un élément clé de décarbonisation.

Baptisé "Hyve", le nouveau consortium vise à faire avancer la production d'hydrogène vert et contribuer à la décarbonation des industries. Parmi les six partenaires complémentaires, principalement issus du nord du pays, on retrouve deux centres de recherches et quatre groupes industriels.

Les centres de recherche Imec et VITO travailleront notamment à l'amélioration de l'efficacité de la technologie de l'électrolyse.

L'hydrogène vert est considéré comme un élément clé de décarbonisation, en particulier dans l'industrie chimique, les industries de l'acier et du ciment, mais également le transport de marchandises.

Du côté des groupes industriels, le spécialiste des fils métalliques Bekaert fournira les matériaux appropriés. L'entreprise wallonne John Cockerill (ex-CMI), leader mondial de la production d'électrolyseurs alcalins, intégrera, de son côté, les résultats dans sa production.

DEME, leader mondial des services de dragage et d'énergie offshore, compte, pour sa part, utiliser les nouveaux électrolyseurs pour convertir l'énergie éolienne et solaire en hydrogène vert et en produits verts dérivés.

Enfin, le groupe de distribution Colruyt, qui fait figure de précurseur dans l'utilisation de l'hydrogène, soutiendra les applications de recherche pour le transport durable. La société collabore déjà, par l'intermédiaire de la holding énergétique Virya Energy, à la construction d'une usine à hydrogène vert à Zeebrugge.

Neutralité carbone

L'autre but avoué du consortium est de mettre la Région flamande à la tête du déploiement d'une économie de l'hydrogène et de la transition vers une industrie européenne neutre en carbone.

"Pour que l'hydrogène vert soit compétitif, il faut que le prix de l'électricité verte continue de baisser, que les électrolyseurs soient plus rentables et que les économies d'échelle permettent de réduire les coûts de production."
DEME

L'hydrogène vert jouera, en effet, un rôle essentiel dans la transition énergétique. Il est considéré comme un élément clé de décarbonisation, en particulier dans l'industrie chimique, les industries de l'acier et du ciment, mais aussi le transport de marchandises.

Il constitue également un enjeu politique depuis que l'Union européenne s'est engagée à atteindre la neutralité carbone d'ici à 2050, dans le cadre du Green Deal Européen.

"Pour que l'hydrogène vert soit compétitif, il faut que le prix de l'électricité verte continue de baisser, que les électrolyseurs soient plus rentables et que les économies d'échelle permettent de réduire les coûts de production", souligne dans un communiqué le groupe DEME, dont le représentant, Alain Bernard, présidera le consortium.

Aujourd'hui, l'industrie chimique dépend de l'hydrogène gris, produit par le reformage du gaz naturel. Malheureusement, ce processus implique l'émission de grandes quantités de CO2. L'hydrogène vert, en revanche, est produit par l'électrolyse de l'eau au départ d’une énergie renouvelable.

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