Des réacteurs français arrêtés pour cause de canicule

©Aude Vanlathem

En France, plusieurs réacteurs ont dû être arrêtés à cause de la canicule. Chez nous, des mesures du même type ne sont pas encore envisagées.

EDF, le propriétaire des 58 réacteurs nucléaires français, a décidé d’arrêter les deux réacteurs de la centrale de Golfech, dans le Tarn-et-Garonne, en raison de la canicule. Leur redémarrage est prévu au mieux le mardi 30 juillet. Pour refroidir ces réacteurs, la centrale utilise l’eau de la Garonne, dont la température a fortement augmenté, ce qui ne permet plus à EDF de respecter les contraintes environnementales qui lui sont imposées afin d’éviter des conséquences néfastes pour la flore et la faune aquatique.

"Tant à Doel qu’à Tihange, nous sommes en dessous des normes de rejet, et nous ne prévoyons aucune mesure spécifique."
Olivier Desclée
Porte-parole d’Engie Electrabel

EDF avait déjà baissé samedi la puissance de deux réacteurs à Saint-Alban (Isère) et d’un au Bugey (Ain). Si la vague de chaleur se poursuit, d’autres réacteurs français, notamment le long du Rhône, pourraient être stoppés. Le gestionnaire du réseau à haute tension RTE estime que cela ne devrait pas poser de problème d’approvisionnement.

En Belgique, Electrabel n’a pas dû prendre de mesures du même type. "Pour l’instant, il n’y a pas sujet à inquiétude. Tant à Doel qu’à Tihange, nous sommes en dessous des normes de rejet, et nous ne prévoyons aucune mesure spécifique", indique Olivier Desclée, porte-parole d’Engie Electrabel. "Après la canicule de 2003, des travaux d’amélioration de l’efficacité des tours de refroidissement de Tihange avaient été réalisés, et il n’y a plus eu de problème depuis", ajoute-t-il.

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