Emplois menacés chez Areva

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Le groupe nucléaire français compte supprimer 800 emplois en Allemagne et envisage de fermer une usine employant 150 personnes à Dessel en Belgique. Les syndicats européens ont été convoqués en urgence.

La direction d'Areva a convoqué en urgence un comité de groupe européen mercredi et jeudi prochain après la divulgation d'informations sur ses projets de suppressions d'emplois dans le combustible en Allemagne et en Belgique, a-t-on appris de sources syndicale et de la direction. Selon le magazine économique "L'Expansion", le groupe nucléaire français compte supprimer 800 emplois en Allemagne et envisage de fermer une usine employant 150 personnes à Dessel en Belgique dans le cadre d'un plan drastique d'économies qu'il présentera en décembre.

La direction du groupe nucléaire a convoqué une réunion les 26 et 27 octobre avec les représentants du personnel dont l'ordre du jour est la "présentation des évolutions des activités de fabrication de combustible du groupe Areva Europe", a indiqué un délégué du personnel ayant requis l'anonymat. La direction a confirmé la tenue non prévue d'un comité de groupe européen.

Des grèves jusque mardi

A Dessel, la direction a rencontré le personnel mercredi et une réunion d'entreprise est prévue le 25 octobre. Le personnel s'est croisé les bras mercredi, dans l'attente de davantage d'informations sur l'avenir de l'usine. Il reprend progressivement le travail mais avec des grèves perlées jusque mardi.

D'autres importants projets en Afrique seraient gelés ou annulés et la nouvelle filiale mines chercherait un nouvel entrant au capital.

Areva, qui tient vendredi un conseil de surveillance, avait décidé en juin d'établir pour décembre un "plan d'action stratégique" faisant le point sur l'ensemble des activités du groupe (mines d'uranium, combustible nucléaire, construction de réacteurs, etc.) après la catastrophe de Fukushima.

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