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Engie Electrabel en appel contre le rejet du permis d'une centrale à gaz à Vilvorde

L'actuelle centrale au gaz de Vilvorde. ©BELGA

Cette nouvelle centrale doit jouer un rôle clé dans l'approvisionnement énergétique, une fois qu'en 2025 toutes les centrales nucléaires seront fermées. Le refus d'octroi du permis constitue un revers de taille.

Engie Electrabel a fait appel du rejet de permis de construction d'une centrale au gaz de 870 MW à Vilvorde. La province du Brabant flamand avait rejeté en juillet la demande de permis. Une procédure en appel a été déposée auprès de la ministre flamande de l'Énergie, Zuhal Demir (N-VA).

Cet appel - en plus des divers recours collectifs locaux que subissent d'autres projets - risque de mettre à mal le calendrier de sortie du nucléaire. Notons que le délai légal pour que la ministre se prononce est de 150 jours après le dépôt. Et si le permis n'est pas finalisé avant le 30 septembre, date limite de soumission des projets pour participer aux premières enchères du CRM (le mécanisme supposer subsidier les nouvelles capacités de production électrique), Engie pourrait retirer le projet.

Un revers

Derrière ce revers, se cache aussi une bataille politique. En effet, selon le député provincial à l'origine du refus Gunther Coppens (N-VA), la centrale émettrait trop d'azote, de CO2 et d'ammoniac. Mais ce dossier a également été utilisé par le parti nationaliste pour rappeler son désaccord avec la politique énergétique menée par le gouvernement. Rappelons que la députation provinciale avait refusé le permis en dépit de l'avis positif donné par le Comité d'octroi des permis sur le projet.

Le site de Vilvorde avait été racheté par Engie il y a un an et était considéré comme l'un des principaux candidats dans les projets de construction de centrales au gaz, censées devoir compenser la sortie du nucléaire prévue d’ici à 2025.

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