GBL solde son histoire avec Engie

Gérard Lamarche, administrateur délégué de GBL ©belga

Le holding des familles Frère et Desmarais ne détient plus que 0,1% du capital d’Engie. La fin d’une longue histoire.

Au premier trimestre 2017, GBL a remboursé en numéraire ce qu’il restait des obligations échangeables en titre Engie et vendu le solde des titres sous-jacents. Il ne détient plus que 2 millions d’actions Engie, soit 0,1% du capital, reçues au titre de dividendes, qui devraient elles aussi être revendues. La fin d’une longue histoire pour le holding des familles Frère et Desmarais, entré dans le capital de Suez en 1996.

"Aujourd’hui, nous pouvons dire que nous sommes totalement sortis d’Engie à un prix honorable."
Gérard Lamarche
administrateur-délégué de GBL

"En janvier 2013, nous avions émis une émission obligataire échangeable pour 1 milliard d’euros, puis en mai, nous avions cédé à des investisseurs institutionnels plus de la moitié de notre participation, rappelle Gérard Lamarche, administrateur délégué de GBL aux côtés de Ian Gallienne. Aujourd’hui, nous pouvons dire que nous sommes totalement sortis d’Engie à un prix moyen honorable de 16,2 euros par action, supérieur au cours de Bourse actuel."

Cette opération, avec d’autres, a modifié profondément le portefeuille de GBL, composé désormais pour 31% de participations dans le secteur des biens de consommation, avec Adidas, Burberry, Ontex, Pernord Ricard et plus récemment Parques Reunidas.

233 millions
Son résultat net consolidé au premier trimestre atteint 233 millions d’euros, grâce notamment à la plus-value de 112 millions réalisée sur la cession de sa participation dans le designer italien Golden Goose, contre une perte de 923 millions sur la même période un an plus tôt, lourdement impactée par la dépréciation sur LafargeHolcim.

Côté résultats, GBL affiche un actif net ajusté en augmentation de 9% au 31 mars 2017, à 18,5 milliards d’euros. Son résultat net consolidé au premier trimestre atteint 233 millions d’euros, grâce notamment à la plus-value de 112 millions réalisée sur la cession de sa participation dans le designer italien Golden Goose, contre une perte de 923 millions sur la même période un an plus tôt, lourdement impactée par la dépréciation sur LafargeHolcim.

Les cash earnings, élément-clé pour un holding, sont en baisse, à 83 millions, au lieu de 103,7 millions au premier trimestre 2016. "Une baisse était anticipée, suite aux cessions de titres Total et Engie. Et comme aujourd’hui, toutes les politiques divididendaires de nos participations sont connues, nous prévoyons que nous pourrons verser un dividende 2017 stable ou en croissance", annonce Gérard Lamarche.

GBL dispose aujourd’hui d’une trésorerie nette de 489 millions, ainsi que de 2.150 millions de lignes de crédit, de quoi envisager de nouvelles opérations.

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