GDF n'a "pas besoin" de faire de grosses acquisitions

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GDF Suez n'a "pas besoin" de procéder à de grosses acquisitions, alors que l'énergéticien a restructuré 10 gigawatts de capacités thermiques en 2013 en raison des difficultés du marché de l'électricité en Europe, a indiqué mardi son PDG, Gérard Mestrallet.

"La stratégie de GDF Suez se développe principalement par de la croissance organique, avec parfois des acquisitions de petite ou moyenne dimension", a expliqué le pdg de GDF Suez, Gérard Mestrallet, en présentant ses voeux à la presse.

"Nous n'avons aucun projet de grande acquisition sur la table et nous n'en avons pas besoin", a-t-il ajouté, démentant des informations de presse évoquant une offre du groupe visant à racheter le canadien Talisman Energy pour 17 milliards de dollars (dette incluse).

"Je démens avoir fait une offre sur cette société", a dit M. Mestrallet.

GDF Suez, qui cherche à s'entendre dans les pays émergents ou sur des créneaux porteurs comme l'efficacité énergétique, a récemment acquis plusieurs sociétés de services énergétiques, au Brésil (Emac), au Chili (Termika) et en Grande-Bretagne (Belkfour Beatty).

"Ce sont des opérations de dimension moyenne. C'est ce que nous faisons de façon régulière", a expliqué le dirigeant, rappelant que son groupe avait prévu entre 7 et 8 milliards d'investissements bruts l'an dernier.

GDF Suez mène parallèlement des cessions d'actifs qui lui ont permis de réduire sa dette, ce qui lui permettra "le financement d'autres projets", a souligné M. Mestrallet. La dette nette est passée sous la barre des 30 milliards d'euros à la fin septembre, avec 15 mois d'avance sur l'objectif fixé par le groupe.

Le dirigeant a confirmé la prévision émise par GDF Suez d'un bénéfice net hors exceptionnels "dans le haut de la fourchette" de 3,1 à 3,5 milliards d'euros pour 2013, même si le groupe a poursuivi la restructuration de ses capacités thermiques en Europe, où le marché de l'électricité pâtit de surcapacités face à une consommation morose.

Les centrales au gaz sont particulièrement à la peine, souffrant de la double concurrence de l'électricité d'origine renouvelable injectée prioritairement dans le réseau et du renouveau du charbon, dont le prix a baissé en Europe du fait d'importations américaines bon marché grâce à l'essor du gaz de schiste.

"Nous sommes confrontés à une situation difficile, (...) qui marginalise les centrales à gaz en Europe", a expliqué M. Mestrallet. En 2013, "nous avons fermé ou mis sous cocon l'équivalent de 10 gigawatts - 10 centrales nucléaires en puissance", a-t-il rappelé.

Cinq à sept gigawatts de capacités supplémentaires, essentiellement des centrales électriques à gaz, seront passés sous revue, a-t-il confirmé, alors que l'énergéticien a déjà restructuré en tout l'équivalent de 14 GW en Europe depuis 2009.

"Cela ne veut pas dire que toutes ces centrales passées sous revue seront fermées", a-t-il nuancé. Seulement "si nous considérons qu'elles ne retrouveront jamais une situation de cash positive, nous les fermons définitivement".

Quant à l'émergence d'un "Airbus" des énergies renouvelables, que le président français François Hollande a appelée de ses voeux, "nous le ferons si c'est notre intérêt", a dit Gérard Mestrallet.

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