GDF Suez cède beaucoup, investit peu en Belgique

Parmi les investissements consentis en Belgique, on peut citer celui d'Amercoeur.

Les cessions du groupe GDF Suez ont été plus de quatre fois plus importantes que ses investissements en Belgique depuis le 1er janvier 2008.Il y a eu pour 5,2 milliards de cessions contre 1,2 milliard d'investissements...

Sur les 7,7 milliards d’euros d’actifs vendus en 30 mois par le groupe franco-belge, 5,249 milliards l’ont été en Belgique. GDF Suez emploie toujours près de 20.000 personnes dans notre pays, mais la libéralisation est venue bousculer la place qu’il y occupait.

Il y a d’abord eu, dans le cadre des engagements proposés par Suez et GDF suite à leur fusion à la Commission européenne, la vente de la participation de GDF Suez dans Distrigaz, pour 2,7 milliards d’euros, et celle dans SPE, qui aurait rapporté 600 millions.

Le groupe a aussi, en 2008 et 2009, commencé à diminuer sa participation dans Fluxys, vendant au total pour 300 millions d’euros d’actions.

Dans le cadre de la Pax Electrica conclue avec le gouvernement belge, il a cédé pour un peu plus de 200 millions d’euros d’actifs à deux de ses concurrents, SPE et E.ON.

En 2009 encore, il a revu à la baisse, comme les règles de la libéralisation du marché le prévoyaient, sa participation dans les intercommunales wallonnes : un désinvestissement de 500 millions d’euros.

 

Enfin, en 2010, il est sorti intégralement du capital de Fluxys, une opération de 636 millions d’euros, et de celui d’Elia, une transaction d’un peu plus de 310 millions.

 

"L’essentiel de ces désinvestissements n’ont pas été faits de notre propre chef. C’est la Commission européenne et les gouvernements qui nous y ont obligés", répondait Gérard Mestrallet, interrogé sur le sujet il y a quelques semaines. Résultat : près de 70% des cessions réalisées depuis le 1er janvier 2008 l’ont été en Belgique.

1,2 milliard d'euros d'investissements seulement

Côté investissements, par contre, la Belgique se contente de la portion congrue : moins de 4% des 32,52 milliards d’euros investis par GDF Suez dans le monde depuis début 2008 l’ont été en Belgique.

Le gros des investissements s’est fait dans la maintenance des centrales nucléaires : le groupe injecte, en moyenne, 100 millions d’euros chaque année à Doel, et autant à Tihange, soit quelque 500 millions d’euros sur deux ans et demi.

Dans le renouvelable, GDF Suez affirme avoir investi plus de 120 millions entre 2008 et 2010, notamment à Dour et Quévy, ou chez Volvo, Delhaize ou Beaulieu.

Autres investissements de taille : les 287 millions d’euros de Knippegroen et les 150 millions d’Amercoeur, mais dont une partie avait déjà été engagée en 2007. Il s’agit de la construction par Electrabel, sur le site de Sidmar (ArcelorMittal), d’une centrale destinée à transformer les gaz de haut fourneau en électricité, et de la conversion partielle d’une centrale au charbon en turbine gaz vapeur.

Il y a aussi le projet de Rodenhuize, qui vise à transformer une unité d’une centrale au charbon en unité biomasse - GDF Suez va y investir 91 millions d'euros, mais toutes les sommes n’ont pas encore été engagées.

Si on y ajoute les investissements de GDF Suez dans des projets de cogénération chez Lanxess Rubber (30 millions) et Degussa Anvers (25 millions), on arrive à un total de 1,203 milliard d’euros investis par GDF Suez en Belgique, mais sur une période de temps un peu plus longue que les 30 mois pris en compte pour les désinvestissements, qui pour rappel atteignent 5,249 milliards.

 

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