Go4Green réduit la facture et renforce la sécurité énergétique des copropriétés

Thomas Willems (Victor H.) et Frédéric Thibaut de Maisières (Go4Green). ©Dieter Telemans

En utilisant les cogénérateurs placés et monitorés par la jeune équipe de Go4Green, les immeubles bruxellois peuvent économiser jusqu’à 20% sur leur facture énergétique. Sans débourser un euro à risque pour l’installation.

Aujourd’hui déjà, les 60 moteurs installés par la jeune société bruxelloise Go4Green tournent à plein régime pour fournir 2MW d’énergie aux 5.000 logements équipés de son système de cogénération. Forte de ses résultats et d’une ligne de crédit de la banque Triodos, l’entreprise pilotée par Frédéric Thibaut de Maisières place un nouveau cogénérateur par semaine dans les caves de la capitale. Elle lorgne même la Wallonie. Plus précisément un grand hôtel proche du lac de Genval, où la consommation en eau chaude a de quoi donner le tournis au propriétaire.

Le black-out annoncé? Une aubaine!

Risques de black-out, prix de l’électricité en très nette hausse… L’hiver 2018 s’annonce techniquement instable et financièrement rude pour la plupart des Belges. En installant ses cogénérateurs fabriqués en Allemagne dans les immeubles à appartements, Go4Green promet non seulement d’y fournir jusqu’à 80% de l’alimentation en eau chaude (sanitaire et chauffage) à prix réduit, mais elle garantit aussi l’approvisionnement en électricité des communs, même en cas de pénurie sur le réseau électrique extérieur.

Go4Green
  • Siège: 1020 Bruxelles, rue Dieudonné Lefèvre 17
  • Nombre de cogénérateurs installés: Plus de 60
  • Nombre de logements équipés: 5.000

La botte secrète? Un petit moteur enfermé dans un caisson étanche d’environ un m3 et alimenté en gaz naturel, qui affiche un rendement proche des 100% et produit chaleur (⅔) et électricité (⅓). Pas question de remplacer totalement la chaudière classique: l’objectif est ici d’en réduire au maximum l’utilisation.

Le système garantit en outre de solides économies d’énergie structurelles: la facture est réduite de 15% en moyenne; mais cela peut monter jusqu’à près de 25%. "Quand je présente le produit lors des assemblées générales de copropriétaires, certains sont dubitatifs: soit on soupçonne le syndic d’y avoir un bénéfice caché, soit on juge la proposition de Go4Green trop belle pour être vraie et on cherche le piège", sourit Thomas Willems, le patron de la société de syndic d’immeubles Victor H. Celui-ci vient juste de faire installer cinq cogénérateurs en appoint du système de chauffage existant dans un domaine résidentiel de 220 appartements situé le long du boulevard du Souverain à Auderghem, dont il a la gestion et qu’il nous fait découvrir.

Le modèle économique a, c’est vrai, de quoi surprendre: le groupe prend à sa charge l’ensemble de l’investissement pour l’achat et l’installation du cogénérateur, soit un budget d’environ 120.000 euros par immeuble. Il se rémunère ensuite en revendant l’eau chaude aux occupants, tandis que l’électricité produite est fournie gratuitement. Le surplus – quasi 90% — est réinjecté dans le réseau électrique et rémunéré sous forme de certificats verts. Ce modèle a été rendu possible par le partenariat rapidement noué avec la banque Triodos, qui a ouvert une ligne de crédit de 10 millions d’euros à Go4Green et créé un véhicule financier spécifique dans lequel chaque machine est logée. Objectif visé: éviter tout problème, même si l’entreprise privée venait à connaître des difficultés financières.

"Les copropriétaires jugent souvent ce système trop beau pour être vrai. Mais il fonctionne."
Thomas Willems
SOciété de Syndic Victor H.

Convaincu par ce système quasi trop beau pour être vrai, Thomas Willems espère de son côté pouvoir l’installer rapidement dans la plupart des 80 copropriétés qu’il gère au quotidien avec sa vingtaine d’employés. "Ce n’est pas possible techniquement dans tous les cas: il faut au minimum entre 25 et 40 appartements connectés à un système de chauffage commun pour pouvoir rendre le cogénérateur rentable pour la copropriété. Et bien sûr pour Go4Green, qui amortit son investissement sur un nombre d’heures maximal de production d’énergie par an (+/-6.000 heures)", détaille Benoît de Hollain, l’administrateur délégué de Go4Green.

Cerise sur le gâteau, le concept installé et piloté par la jeune société bruxelloise est aussi résolument vert: "Nous affichons un rendement total de plus de 90% contre un peu plus de 50% pour les centrales thermiques classiques", ajoute-t-il.

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