Grégoire Dallemagne (Luminus) désigné pour présider la Febeg

Déjà président de la fédération entre 2015 et 2018, Grégoire Dallemagne repart ainsi pour un mandat de trois ans. ©Frederic Pauwels

Le CEO de Luminus, Grégoire Dallemagne, a été choisi pour succéder à Philippe Van Troeye pour présider la Febeg, la fédération belge des entreprises électriques et gazières.

Une page se tourne pour Philippe Van Troeye, l'ancien CEO d'Electrabel. Après son départ de la filiale d'Engie pour une autre, Tractebel, l'homme a vu son mandat de président de la Febeg arriver à son terme ce vendredi. Pour le remplacer, le conseil d'administration de la Fédération belge des entreprises électriques et gazières a opté pour Grégoire Dallemagne, le patron de Luminus.

"C'est un moment tout à fait clé pour l'industrie énergétique puisqu'elle doit contribuer énormément à une relance positive sur le plan social, économique et environnemental."
Gréfoire Dallemagne
Président de la Febeg

Déjà président de l'organisation entre 2015 et 2018, Grégoire Dallemagne repart ainsi pour un mandat de trois ans, avec la poursuite de la neutralité carbone pour ligne de conduite.

"Je me réjouis de reprendre la présidence de la Febeg. C'est un moment tout à fait clé pour l'industrie énergétique puisqu'elle doit contribuer énormément à une relance positive sur le plan social, économique et environnemental", nous a confié Grégoire Dallemagne.

Impulsion verte

Le rôle du président d'un CA composé, pour l'essentiel, des dirigeants des plus gros acteurs énergétiques du pays, est, selon Grégoire Dallemagne, "de donner l'impulsion nécessaire à l'organisation et de faire primer l'intérêt général".

"L'objectif pour la Febeg, c'est la neutralité carbone. Et pour cela, nous devons transformer toute notre société."
Grégoire Dallemagne
Président de la Febeg

Dans une Belgique en pleine transition énergétique et proche de la sortie du nucléaire, l'intérêt général du secteur consistera, bien entendu, en de nombreux projets éoliens et solaires, mais surtout gaziers dans un premier temps. Pour la fédération, qui représente les intérêts des producteurs et fournisseurs d'énergie, il s'agira donc d'user de son influence pour faciliter l'aboutissement de ces différents chantiers.

Par ailleurs, Grégoire Dallemagne a présenté une vision rafraîchie, axée sur la réduction des émissions de CO2, de la consommation d'énergie et sur le développement de technologies d'avenir. "L'objectif pour la Febeg, c'est la neutralité carbone. Et pour cela, nous devons transformer toute notre société", a-t-il résumé.

CRM

Notons que le directeur général de la Febeg, Marc Van den Bosch, a profité de l'occasion pour rappeler la ligne de la Febeg concernant le CRM, ce mécanisme de rémunération de la capacité censé subsidier les capacités électriques venant compenser l'arrêt du nucléaire, plaidant pour l'ajout de 3,9 GW de centrales à gaz au réseau, contre les 2,3 GW prévus par le gouvernement.

Pour les membres de l'organisation, ce mécanisme subsidié représente, en effet, une manne financière non négligeable, tant la rentabilité des nouvelles centrales sera élevée. Logique, donc, pour la fédération de viser un maximum de nouvelles capacités alors que les projets de nouvelles centrales pleuvent aux quatre coins du pays.

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