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Groen et la méthode Coué pour justifier de nouvelles centrales à gaz

2 à 3 nouvelles centrales à gaz (soit 2,3 GW) seront nécessaires pour compenser la sortie du nucléaire. ©BELGAIMAGE

Les centrales à gaz nécessaires pour combler l'absence du nucléaire après 2025 seront vertes ou ne seront pas. C'est du moins ce qu'annonce la ministre de l'Énergie, Tinne Van der Straeten (Groen).

Sans doute passée inaperçue du côté francophone, une publication sponsorisée de Groen fait grincer quelques dents au nord du pays. Dans un post Facebook, on voit la ministre fédérale de l'Énergie, Tinne Van der Straeten, se féliciter des obligations de réduction des émissions de CO2 imposées par la CREG, le régulateur de l'énergie, aux nouvelles centrales à gaz du pays, entrant dans le cadre du CRM et nécessaires pour compenser l'arrêt des réacteurs nucléaires.

Rappelons que 2 à 3 nouvelles centrales à gaz ont été jugées nécessaires par le gouvernement, afin d'assurer la transition entre l'atome et les énergies renouvelables. Pour les financer, ainsi que la capacité qu'elles mettront au service du réseau, un mécanisme d'enchères, le CRM a été mis au point par le gouvernement. Bien qu'en principe neutre technologiquement, ce soutien sera donc en grande partie dédié aux nouvelles centrales à gaz.

Si l'on résume, la Belgique verra donc ses émissions de CO2 liées à la production d'électricité grimper dans les prochaines années. Inscrit dans l'ADN des partis écologistes noir-jaune-rouge depuis la nuit des temps, l'anti-nucléarisme n'a sans doute jamais été aussi difficile à défendre qu'aujourd'hui.

Inscrit dans l'ADN des partis écologistes noir-jaune-rouge depuis la nuit des temps, l'anti-nucléarisme n'a sans doute jamais été aussi difficile à défendre qu'aujourd'hui.

Centrales à gaz durables

Mais la ministre Van der Straeten entend bien répondre à ses (nombreux) détracteurs. Or, défendre le gaz n'est pas chose aisée pour une ministre verte. Aussi, à son initiative, une clause de durabilité a désormais été explicitement incluse dans les règles de fonctionnement du CRM.

Concrètement, les investisseurs potentiels devront s'engager par écrit, dans leur dossier, à atteindre la neutralité climatique d'ici 2050 au plus tard. "Ils s'engagent à mener une étude de faisabilité de leur réduction de CO2 d'ici fin 2026. D'ici fin 2027, ils doivent disposer d'un plan, dans lequel ils indiquent comment ils contribueront à la transition vers la neutralité climatique d'ici 2050, avec des objectifs intermédiaires pour 2035 et 2045", lit-on dans le post de la ministre.

Des centrales à gaz neutres en carbone, donc. L'auto-suggestion positive suffira-t-elle à convaincre les sceptiques du bien-fondé de la sortie de l'atome, alors que les objectifs climatiques se veulent toujours plus contraignants? Nous verrons.

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