Jamais la Belgique n'a importé autant de courant de France et des Pays-Bas

©ANP XTRA

Des problèmes d'approvisionnement en électricité sont attendus pour le mois de novembre en raison de l'indisponibilité de six des sept réacteurs nucléaires belges. Toutefois, les importations belges de courant en provenance des pays voisins ont battu des records ce mardi.

Mardi matin, entre 7 et 8 heures, 4.850 mégawatts (MW) de courant électrique ont été importés des pays voisins. Cela correspond à la production d'environ 5 réacteurs nucléaires, mais c'est aussi un nouveau record en la matière. Pendant cette heure, la consommation belge a culminé à 10.000 MW. Autrement dit, près de la moitié de la consommation provenait de France et des Pays-Bas.

Avec près de 5.000 MW d'importations, la Belgique est déjà très proche de ses capacités maximales d'importation, soit 5.550 MW pour cet hiver comme le chiffre le gestionnaire de réseau dans le journal De Standaard

Comment expliquer cette importation en plein mois de septembre? D'une part, ce record s'explique par l'arrêt momentané de nombreux réacteurs nucléaires en Belgique. Seuls deux réacteurs sur les sept que compte notre pays tournent pour le moment à plein régime. Les deux réacteurs en question ont fourni mardi matin un peu moins de 2.000 MW, soit un tiers de ce que les centrales nucléaires belges et leurs sept réacteurs peuvent fournir.

D'autre part, faute de vent, la contribution de l'éolien était minimale ce mardi. En plus de ces deux constats sur la production d'énergie, la consommation de courant était très élevée pour un matin de septembre, et cela en raison du temps relativement froid qui a réveillé les Belges.

Notons aussi qu'une importation de courant aussi importante ne signifie pas pour autant qu'elle était absolument nécessaire. Les opérateurs font parfois appel au marché étranger pour des raisons commerciales, lorsque par exemple un fournisseur d'énergie privilégie l'électricité de nos voisins, car elle est à ce moment moins chère que celle produite en Belgique. Ainsi, les prix à court terme ont grimpé en raison de l'incertitude sur l'approvisionnement en Belgique. On a constaté un pic à 120 euros par mégawatt-heure contre une fourchette se situant entre 40 et 50 euros l'an dernier à la même période.

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