"Je ne laisserai personne torpiller le pacte énergétique"

©Photo News

Charles Michel indique qu'il sera "extrêmement difficile" de confirmer l'échéance de 2025 pour la sortie du nucléaire à laquelle il tenait pourtant. Le premier ministre lance aussi un appel aux Régions pour lui dire comment tenir cette échéance. Pendant que l'opposition l'accuse d'être à la botte de la N-VA, opposée au pacte énergétique.

"Je ne laisserai personne torpiller le pacte énergétique", a lancé le Premier ministre dans un communiqué. Charles Michel indique qu'il "veillera à l'exécution loyale et de bonne foi de la loi qui prévoit la sortie nucléaire en 2025 et de l'accord de gouvernement".

"L'objectif reste, ainsi que la Belgique s'y est engagée, de sortir du nucléaire. Nous l'avons rappelé dans l'accord de gouvernement et je l'ai réaffirmé au Parlement."

Pourtant, interrogé par "Le Soir", le Premier ministre, Charles Michel tempérait. Oui, 2025 reste un objectif mais il sera difficile à atteindre. Il faudra donc évaluer la situation avant de définitivement valider cette date. "La date de sortie, elle ne dépend pas uniquement du fédéral, elle va dépendre de la crédibilité des Régions," lance-t-il.

Des propos qui font grincer des dents. Mais davantage que ces propos, c'est la main mise de la N-VA sur le dossier qui a énervé.

"Au lieu de mettre la pression sur les Régions, qui ont fait le job, Michel devrait - pour une fois - ne pas être soumis à la N-VA", a estimé sur Twitter la députée Karine Lalieux (PS). L'élue socialiste indique qu'"après le survol de Bruxelles et la Catalogne, Charles Michel nous prouve une fois de plus que le vrai premier ministre, c'est Bart De Wever".

Le président de DéFI, Olivier Maingain, propose lui une "majorité alternative" pour approuver ce pacte. "Le gouvernement fédéral sera lié et le véto de la N-VA contourné. À Charles Michel d'en avoir le courage", a-t-il écrit sur Twitter.

Andries Gryffroy, député flamand N-VA avait en effet indiqué dans l'émission "Terzake" que son parti n'approuvait pas le pacte "ni au gouvernement flamand ni au gouvernement fédéral". Ce à quoi, Marie-Christine Marghem, ministre fédéral de l'Energie, rétorque: "C'est un député qui s'exprime. Pas un membre de l'exécutif régional flamand. On verra quand tout le monde s'exprimera."

Notons que diverses fédérations sectorielles, dont la FEB  plaident aussi pour la prolongation de l'activité dans une partie au moins des réacteurs.

©Hollandse Hoogte / Peter Hilz

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