John Cockerill lance un incubateur industriel et un fonds de 42 millions d'euros

Le top départ d'Industrya, donné en grande pompe par les représentants des cinq fondateurs du projet.

Industrya, c'est le nom d'un fonds de 42 millions d'euros lancé par John Cockerill, la SFPI-FPIM, la SRIW, Noshaq et LRM. Doté d'un incubateur et d'un accélérateur, Industrya aura pour objectif d'accompagner start-ups et scale-ups afin de pousser, toujours plus loin, le secteur de l'industrie.

Un vent d'optimisme souffle sur le bâtiment ensoleillé de John Cockerill en ce vendredi 26 juin. Bruit de couloir depuis de nombreux mois, l'incubateur industriel du colosse liégeois est enfin lancé et sera doté d'un fonds d'investissement de 42 millions d'euros. "Aujourd'hui, nous voulons sortir de l'environnement anxiogène imposé par la crise sanitaire et parler d'audace", lance, enthousiaste, Jean-Luc Maurange, le CEO de John Cockerill.

22 millions
d'euros
John Cockerill apporte 22 millions d'euros au fonds et ses partenaires le complètent à hauteur de 5 millions chacun.

Baptisé Industrya, ce fonds d'investissement et incubateur industriel est une initiative de John Cockerill mais, de par l'implication d'autres partenaires, ses ambitions dépassent largement le seul bassin liégeois. En effet, bien que l'entreprise en reste l'actionnaire majoritaire, forte d'un apport de 22 millions d'euros, le fonds est complété par les participations de la Société fédérale de participations et d'investissement (SFPI), la SRIW, le fonds d'investissement liégeois Noshaq et le fonds d'investissement limbourgeois LRM, à hauteur de 5 millions chacun.

Investir, incuber et accélérer

"Ici, tout n'est pas question d'apport de fonds mais bien d'accompagnement."
Gildino Tavares
CEO d'Industrya

Avec Industrya, l'objectif poursuivi par John Cockerill et ses partenaires est d'accompagner les starts-ups et scale-ups à vocation industrielle. Plus précisément, c'est une approche "hands-on" qui sera adoptée afin d'investir, incuber et accélérer les jeunes pousses retenues par le comité de sélection. "Le fonds prendra des participations minoritaires dans les start-ups afin qu'elles ne perdent pas en agilité", précise Gildino Tavares, le CEO d'Industrya. "Ici, tout n'est pas question d'apport de fonds mais bien d'accompagnement. Cela comprend du monitoring, l'accès au portefeuille client et aux partenaires de John Cockerill ainsi qu'à l'expertise des participants au projet", précise-t-il.

"Le fonds ne prendra que des participations minoritaires dans les start-ups afin qu'elles ne perdent pas en agilité."
Gildino Tavares
CEO d'Industrya

Seront éligibles les jeunes sociétés actives dans les secteurs industriels ayant trait à la transition énergétique, aux services industriels ou encore à l'environnement. La défense, autre pilier de l'activité de John Cockerill, n'est ici pas concernée par l'incubateur "à moins qu'un potentiel d'application dans le domaine civil existe". De manière générale, les start-ups retenues oeuvreront dans le B2B ou le B2B2C. "Le plus important est qu'elles puissent démontrer un business plan solide et une certaine viabilité", ajoute encore Gildino Tavares. 

Rappelons que John Cockerill favorisait déjà les initiatives entrepreneuriales à l'intérieur de ses murs (intrapreneuriales). Au cours des dernières années, 300 projets avaient même été reçus et 4 ont été incubés par la société. "Ces initiatives restent éligibles mais nous avons voulu aller un cran plus loin avec Industrya. L'objectif était d'y associer des personnes dont le métier est l'accompagnement de ce type de projets", explique Jean-Luc Maurange.

Apport d'expertises

Mais outre le montant conséquent dédié au développement des jeunes pousses, la force du fonds et de l'incubateur réside sans doute dans la pluralité des expertises qu'il réunit. En s'alliant à deux véhicules d'investissements wallons, un flamand et un organe fédérale, John Cockerill ouvre en effet les frontières et donne l'accès à de nombreux réseaux. À l'inverse, l'alliance à John Cockerill permet aux fonds d'investissement participant à Industrya de disposer de l'expertise industrielle nécessaire pour analyser les projets présentés.

"Industrya est un bel exemple de la combinaison que nous recherchons dans nos investissements: celle du retour sur investissement et de la plus-value sociétale."
Koen Van Loo
CEO de la SFPI

Et puis, comme l'explique Koen Van Loo, le CEO de la SFPI, "Industrya est un bel exemple de la combinaison que nous recherchons dans nos investissements: celle du retour sur investissement et de la plus-value sociétale."

Lire également

Publicité
Publicité

Messages sponsorisés