L'appel d'offres pour les centrales au gaz stoppé

Marie-Christine Marghem ©BELGA

Suite logique des critiques de l’Europe: le gouvernement a décidé de mettre fin à l’appel d’offres pour de nouvelles centrales au gaz.

Suite à l’avis préliminaire négatif de la Commission européenne (L’Echo du 21 mars), le gouvernement fédéral a décidé ce vendredi de mettre fin à l’appel d’offres pour de nouvelles centrales au gaz lancé par le précédent gouvernement. "Et la ministre de l’Énergie Marie-Christine Marghem est chargée de trouver d’autres solutions pour assurer la sécurité d’approvisionnement du pays en électricité", nous précise son cabinet.

Quelles pourraient être ces solutions? "Il faut, avant la fin de cette année, créer un marché de capacités comme en France ou en Angleterre", nous expliquait la ministre la semaine dernière. C’est-à-dire un mécanisme qui rémunère les centrales pour leur présence sur le marché, et pas seulement pour les volumes d’électricité produits.

Cet appel d’offres avait attiré trois offrants. Dils-Energie, d’une part, qui prévoyait la construction d’une nouvelle centrale sur le sol belge, et Essent et Delta, d’autre part, qui proposaient de connecter au réseau belge des centrales néerlandaises existantes.

Du côté de Dils-Energie, le seul projet concret de centrale en Belgique hors renouvelable, on se refuse à réagir, expliquant que la décision ne leur a pas été notifiée officiellement. Delta, lui, trouve "dommage" cet abandon de l’appel d’offres, mais ne fait pas plus de commentaires.

Essent et sa maison-mère RWE sont un peu plus diserts. "Le retrait de l’appel d’offres n’est pas une bonne nouvelle pour les consommateurs et les entreprises belges, qui ont besoin d’une solution rapide", réagit Roger Miesen, représentant RWE aux Pays-Bas. Les ponts ne sont toutefois pas rompus. "La ministre de l’Énergie est à la recherche de solutions alternatives. Nous sommes d’ores et déjà prêts à réfléchir de manière constructive à une solution", déclare Frank Brichau, CEO d’Essent.be.

Aucun des candidats ne veut manifestement se priver de la possibilité éventuelle de bénéficier d’un éventuel mécanisme de rémunération des capacités. Un mécanisme qui pourrait aider les investisseurs à décider d’un investissement en Belgique, même si les doutes sur une sortie totale de la Belgique du nucléaire en 2025 suscitent de l’incertitude.

Lire également

Publicité
Publicité
Publicité

Messages sponsorisés

Messages sponsorisés