L'enveloppe du fonds de transition énergétique enfin validée par le conseil des ministres

Le fonds, créé par la ministre Marghem, est censé être alimenté à hauteur de 200 millions sur une période de 10 ans. ©BELGA

17 projets vont être financés cette année par le fonds de transition énergétique, pour un total d’un peu plus de 29 millions d’euros. L'accent a notamment été mis sur la recherche dans l'éolien tandis que la filière nucléaire devra se contenter d'un soutien moindre.

Après des mois de reports, et de patience de la part des chercheurs, le conseil des ministres a finalement approuvé, ce vendredi, la liste des projets retenus cette année dans le cadre du fonds de transition énergétique. Ils sont au nombre de 17 et vont recevoir au total 29,1 millions d’euros.

A l'origine du fonds, la ministre fédérale à l'Energie, à l'Environnement et au Développement durable, Marie Christine Marghem, s'est félicitée de cette issue, déclarant: "La technologie est appelée à jouer un rôle de plus en plus prépondérant dans le cadre de la transition énergétique et de la sécurité d’approvisionnement. Le Fonds de transition est un outil précieux qui permet de financer cette transition."

200 millions sur dix ans

Pour rappel, ce fonds est alimenté chaque année par 20 millions d’euros de la taxe nucléaire versée par Electrabel en contrepartie de la prolongation de Doel 1 et 2. Mais, comme la première année, un seul projet, introduit par Elia, répondait à la fois aux critères de recevabilité et aux critères d’attribution, il a été décidé de porter à 30 millions d’euros les sommes allouées aux projets en 2018 et en 2019.

17
Projets
17 projets vont être financés cette année par le fonds de transition énergétique, pour un total d’un peu plus de 29 millions d’euros.

Au total donc, le fonds, créé par la ministre Marghem, est censé être alimenté à hauteur de 200 millions sur une période de 10 ans. Son but est de permettre le financement de "projets innovants de recherche et développement en matière d’énergie dans le domaine de compétence du Fédéral." 

Pas moins de 36 projets ont répondu à l’appel cette année. Ils requéraient au total un financement de 70,4 millions d’euros. L’administration de l’énergie, chargée d’évaluer les projets et de vérifier que les critères de sélection et d’attribution sont remplis, a proposé de retenir 17 projets.

Une répartition selon trois axes

L'enveloppe du fonds sera répartie selon trois axes. D'abord, les projets ayant trait à "la production d’énergie à partir de sources d’énergie renouvelables dans les espaces marins de la mer du Nord et les biocarburants" recevront 13,5 millions d'euros. Ensuite, "la sécurité de l’approvisionnement énergétique et l’équilibre et le développement du réseau de transport" récolteront 13,2 millions d'euros. Les projets ciblant "l’énergie nucléaire (fission et fusion), le démantèlement, la gestion des déchets nucléaires" auront accès à une enveloppe de 2,4 millions d'euros. 

Les plus gros projets

Les projets qui décrochent les financements les plus importants sont Best et PhairywinD.

Best, un projet qui réunit cinq universités, dont l’UCLouvain, l’ULB et l’UMons, porte sur les "vecteurs énergétiques liquides et gazeux comme contribution à la transition énergétique". On songe notamment à l’hydrogène. 

Cinq projets concernant l'optimisation des éoliennes offshore ont récolté près de 10 millions d'euros. ©BELPRESS

PhairywinD, qui rassemble 8 universités (dont quatre francophones) et deux centres de recherche, vise à créer une communauté de neuf doctorants pour s’attaquer aux défis actuels et futurs de l’éolien belge en mer.

Ces deux projets vont recevoir un financement de l’ordre de 4 millions d’euros.

Priorité de la ministre cette année, l'éolien offshore a récolté près de 10 millions d'euros, soit un tiers du budget, répartis sur cinq projets différents. 

Soutien plus limité au nucléaire

L’an dernier, sur les 17 projets sélectionnés, 8 étaient liés au nucléaire. Ils avaient reçu un financement total de 9,7 millions d’euros, ce qui avait suscité des critiques, même s’ils traitaient tous du traitement des déchets nucléaires. Cette fois, le soutien alloué à des projets nucléaires est plus limité – il porte sur cinq projets seulement, pour un total de 2,4 millions d'euros.

"La loi prévoit que ce fonds finance des projets innovants dans le domaine de l’énergie relevant des compétences de l’Etat fédéral, le cadre actuel ne permet donc pas d’exclure le nucléaire", rappelle le cabinet Marghem.

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