L'UCLouvain se dote d'une centrale biomasse

La centrale devrait être en mesure de produire l'équivalent d'1,5 fois l'électricité nécessaire au fonctionnement de l’université. ©Hollandse Hoogte / Piet den Blanken

A partir de 2023, une centrale biomasse érigée par Veolia alimentera en chaleur 100% des bâtiments néo-louvanistes de l'UCLouvain. L'université entend réduire de 40% ses émissions de CO2 d'ici 2030.

C'est aujourd'hui au tour de l'UCLouvain de rappeler son objectif de neutralité carbone à l'horizon 2035. Pour y parvenir, l'université annonce que ses bâtiments de Louvain-la-Neuve seront alimentés en chaleur par une centrale biomasse dont la construction débutera l'an prochain.

"Les premiers coups de pioche seront donnés en début d'année prochaine et l'exploitation de la centrale démarrera au 1er janvier 2023."
Nicolas Germond
CEO de Veolia Belgium

GBES, la filiale du géant français du traitement de l'eau et des déchets Veolia, a été chargée de mener la construction et l'exploitation de la centrale pour l'université. "Les premiers coups de pioche seront donnés en début d'année prochaine et l'exploitation de la centrale démarrera au 1er janvier 2023", nous explique Nicolas Germond, le CEO de Veolia Belgium.

L'université, propriétaire de son propre réseau de chaleur, qui reposait jusqu'ici sur le gaz naturel, pour chauffer ses bâtiments, compte sur cette centrale pour s'aligner sur ses objectifs et réduire de 40% ses émissions de CO2 d'ici 2030.

Energie verte et renouvelable

Concrètement, 55.000 tonnes de bois de type "B" - c'est-à-dire faiblement traité, comme des étagères par exemple - viendront alimenter la centrale afin de produire de l'énergie thermique à raison de 50 GWh chaque année pendant 20 ans.

55.000 tonnes
de déchets de bois
55.000 tonnes de déchets de bois wallons alimenteront la centrale chaque année.

Les déchets de bois utilisés proviendront de 17 recyparcs voisins, sous la supervision de l'intercommunale du Brabant Wallon (in BW). Cette dernière a également mis un terrain à disposition dans la commune de Mont-Saint-Guibert afin d'y accueillir la centrale, soit à 2 km du site de l'univesité. En plus de son ADN vert, le projet aura également un fort accent local.

La centrale devrait également être en mesure de produire l'équivalent d'1,5 fois l'électricité nécessaire au fonctionnement de l’université. Or, celle-ci ne dispose pas encore des autorisations nécessaires pour relier la centrale à son réseau électrique et Ores, le gestionnaire du réseau de distribution, n'est actuellement pas en mesure de faire transiter ces électrons dans son réseau. D'après Didier Smits, le responsable du patrimoine immobilier de l’UCLouvain, "Veolia est en train de chercher une solution avec le régulateur wallon de l'énergie, la Cwape, afin que nous puissions relier la centrale à notre réseau à temps".

La Région salue

Pour Veolia, c'est le premier projet de ce type mené en Belgique. "Il y a aujourd'hui une forte volonté de se diriger vers la neutralité carbone et de promouvoir l'économie circulaire. Si d'autres projets venaient à être étudiés dans le pays, il est évident que nous nous y intéresserions", tient à souligner Nicolas Germond.

"Si d'autres projets venaient à être étudiés dans le pays, il est évident que nous nous y intéresserions."
Nicolas Germond
CEO de Veolia Belgium

A l'échelle de la Région, le projet vient ainsi ajouter 27 MW aux 200 MW (environ) de capacité biomasse déjà installée. "Le projet contribuera aux objectifs de 2030 du Plan Energie-Climat", souligne le cabinet du ministre wallon de l'Energie Philippe Henry (Ecolo). Celui-ci précise toutefois: "Nous devons souligner l’initiative car elle est louable, pour autant, évidemment, que le projet s’inscrive dans un cadre plus large de rénovation énergétique du parc bâti de l’Université."

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