La ministre Marghem réactive la procédure de nomination pour la présidence de la Creg

La ministre fédérale de l'Energie, Marie Christine Marghem, a auditionné les trois candidats à la présidence de la Creg le 30 septembre dernier. ©Sierakowski©Isopix

La ministre fédérale de l'Energie, Marie Christine Marghem, a auditionné les trois prétendants à la présidence de la Creg le 30 septembre dernier. Une réactivation surprise du dossier pour certains, alors que le gouvernement est en affaires courantes et minoritaire.

Cela fait maintenant onze mois que la Creg, la Commission de régulation de l'électricité et du gaz, navigue sans capitaine. En novembre dernier, Marie-Pierre Fauconnier avait en effet quitté son poste de présidente du comité de direction, pour prendre la tête de Sibelga. Depuis, trois candidats ont été retenus, à l'issue de la procédure de sélection menée par le Selor, le bureau de sélection de l'administration fédérale. La prochaine étape vers la nomination du nouveau président du comité de direction du régulateur énergétique belge, du ressort de la ministre de l'Energie, consistait à auditionner les trois candidats. C'est désormais chose faite, apprend-t-on de bonne source.

Vu l'arrivée à échéance des mandats des directeurs de la Creg, la question de la présidence du régulateur se fait plus cruciale.
Marie Christine Marghem
Ministre fédérale de l'Energie

Ce que d'aucuns trouvent surprenant, c'est le timing de la démarche. L'Echo a appris que Marie Christine Marghem avait auditionné les trois candidats en lice le 30 septembre dernier, en compagnie d'un observateur externe. Cette information nous a été confirmée par la ministre, elle-même. "Que les auditions se tiennent plus tôt ou plus tard ne change rien", nous a-t-elle signalé, avant de concéder que "vu l'arrivée à échéance des mandats des directeurs de la Creg, la question de la présidence du régulateur se fait plus cruciale".

Trois candidats en lice

Pour savoir qui, de Andreas Tirez (Open Vld), membre du comité de direction de la Creg, Francis De Meyere (N-VA), spécialiste de l’énergie au cabinet de l'ex-ministre de l’Intérieur Jan Jambon et ancien conseiller à la Creg, et de Charles Cuvelliez, sans étiquette politique et ancien membre du conseil de direction de l’IPBT, le régulateur des télécoms, sera nommé, il faudra attendre que la ministre soumette son choix au gouvernement. Marie Christine Marghem doit, en effet, présenter sa proposition au Conseil des ministres, qui devrait trancher sur la question et installer le président désigné pour un mandat de six ans. 

Il se pourrait toutefois que le gouvernement, en affaires courantes, décide de ne pas décider. Plusieurs sources proches du dossier expriment leur stupéfaction quant à cette réactivation tardive du dossier. Et certains jugent curieux que la ministre puisse engager le prochain gouvernement sur des nominations aussi cruciales

Des dossiers brûlants

A mesure que la période de formation d'un nouveau gouvernement s'éternise, le nombre de dossiers mis en attente gonfle et l'éventail de responsabilités du gouvernement en affaires courante tend à s'élargir. Dans le cas de la présidence de la Creg, certains dossiers plaident faveur d'une prise de décision.

Parmi les priorités de la Creg, retenons que la mise en place du CRM, le mécanisme de soutien des centrales au gaz en vue de garantir la sécurité d'approvisionnement, se fait attendre. Plus largement, suite à la nomination de Johnny Thijs à la présidence du conseil d'administration d'Electrabel, le débat sur la prolongation des réacteurs nucléaires refait surface et le regard de la Creg sur la sécurité d'approvisionnement du territoire y est crucial. Enfin, la conduite de la transition énergétique, se faisant un peu plus pressante chaque jour, nécessite sans doute l'impulsion du régulateur de l'électricité et du gaz, et l'incarnation de sa direction par une personnalité.

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