La semaine du 14 janvier à risque en matière d'électricité

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La troisième semaine de janvier est la plus à risque pour la Belgique, selon Entso-E, l’association des gestionnaires de réseau européens.

Les risques pour la sécurité d’approvisionnement électrique en Europe sont limités cet hiver. Un monitoring rapproché sera toutefois nécessaire en cas de vague de froid dans une zone incluant la Belgique, la France, le nord de l’Italie et la Slovénie, indique le Winter Outlook d’Entso-E, l’association des gestionnaires de réseau à haute tension européens.

Cela fait un moment que l’on sait que l’indisponibilité d’une partie de la flotte nucléaire crée un risque pour l’approvisionnement électrique cet hiver. La Belgique va dépendre fortement des importations, confirme le rapport, qui se base sur les prévisions de chaque gestionnaire de réseau pour dresser une image globale de la situation en Europe.

Entso-E chiffre à plus de 3.000 MW les importations nécessaires en décembre en cas de conditions sévères, alors que la capacité d’importation sur laquelle la Belgique peut raisonnablement compter est de 4.100 MW. Un niveau qui ne peut être atteint que si la Belgique importe à la fois des Pays-Bas et de la France. En décembre, cela devrait normalement être le cas.

Pour janvier et février, par contre, la situation va fortement dépendre du redémarrage de certains réacteurs nucléaires en Belgique, et de la situation en France, avertit Entso-E. Et ce rapport a été réalisé sur la base de données qui tablaient sur un redémarrage de Doel 1 le 10 décembre. Ce ne sera pas le cas: Engie Electrabel prévoit que ce réacteur sera indisponible jusque fin janvier, ce qui aggrave la situation.

Même avec Doel 1, les résultats des simulations probabilistes d’Entso-E montrent un risque de pénurie si la température journalière moyenne tombe sous les -5°C et si la production éolienne n’atteint pas 30% de sa capacité.

La semaine la plus à risque, selon Entso-E? Celle du 14 janvier, durant laquelle les importations risquent de ne pas suffire à courir les besoins. Des mesures d’urgence, comme l’appel à la solidarité des pays voisins ou des délestages électriques, pourraient alors s’avérer nécessaires.

"Les deuxièmes et troisièmes semaines de l’année sont celles où statistiquement, les températures sont les plus basses, et donc où la demande est la plus élevée", explique Elia. Le gestionnaire du réseau à haute tension belge se veut plus prudent: il travaille désormais semaine par semaine, ce qui lui donne une meilleure visibilité sur les prévisions en termes de températures, de vent, de soleil ou d’importations. "Il y a encore plusieurs points d’interrogation, notamment sur la disponibilité des réacteurs nucléaires, qui peuvent fortement influencer la situation", souligne Elia.

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