analyse

La succession est ouverte chez Solvay

Jean-Pierre Clamadieu, qui deviendra bientôt le nouveau président d'Engie ©AFP

C'est officiel: la nomination de Jean-Pierre Clamadieu comme président du conseil sera proposée à la prochaine assemblée générale d’Engie. Solvay va lui chercher un successeur.

Une période d’incertitude s’ouvre désormais pour Solvay. Nicolas Boël, Président du Conseil d'Administration du groupe, a en effet annoncé ce mardi qu’il "accélérait le processus d'identification du successeur" de Jean-Pierre Clamadieu "afin de poursuivre la stratégie mise en oeuvre avec succès ces dernières années". Les candidatures internes et externes seront étudiées avec pour objectif de conclure cette transition "d'ici à la fin de l'année", précise Solvay.

Jean-Pierre Clamadieu continuera, du moins temporairement, "à assurer son rôle de dirigeant exécutif de Solvay et restera pleinement mobilisé sur la mise en oeuvre des priorités stratégiques du groupe".
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Le communiqué de Solvay se veut rassurant. Outre les félicitations d’usage, il précise que la nomination de Jean-Pierre Clamadieu chez Engie s’est faite "en toute transparence" avec le conseil d’administration et Jean-Pierre Clamadieu continuera, du moins temporairement, "à assurer son rôle de dirigeant exécutif de Solvay et restera pleinement mobilisé sur la mise en oeuvre des priorités stratégiques du groupe".

La course à la succession de Jean-Pierre Clamadieu est donc d’ores et déjà ouverte. Mais à ce stade, il est encore prématuré de spéculer sur les noms potentiels du futur CEO de Solvay. L’annonce de ce mardi est en effet une surprise.

Les observateurs estimaient en effet que Jean-Pierre Clamadieu allait cumuler les deux fonctions... ce qui était parfaitement possible, d’un point de vue légal en tout cas. Le Code belge de gouvernance d’entreprise n’interdit pas ce cumul dans deux sociétés différentes. En Belgique, des précédents ont d’ailleurs été enregistrés, principalement dans le secteur des holdings, où l’on jugeait acceptable de cumuler ces fonctions dans plusieurs sociétés.

"Tous les grands patrons belges impliqués aux States le disent: pour réussir là-bas, il faut y passer la moitié de son temps."
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Même si une phase de transition est toujours délicate - et on sait que les investisseurs n’aiment guère l’incertitude - un cumul Engie/Solvay n’était toutefois sans doute pas une bonne idée à moyen terme pour Jean-Pierre Clamadieu. "Cela me semblait très difficile, estime un observateur avisé sous couvert d’anonymat, surtout pour le CEO d’une société comme Solvay, qui vient d’acquérir une grosse activité aux États-Unis (Cytec, NDLR). Tous les grands patrons belges impliqués aux States le disent: pour réussir là-bas, il faut y passer la moitié de son temps."

Il ajoute qu’aujourd’hui, "Solvay n’est pas dans une phase de son existence où son CEO peut se contenter de gérer l’existant; il y a des boulons à resserrer en permanence"Solvay a sans doute intérêt à ne pas traîner outre mesure avant de choisir son futur CEO.

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