La taxe nucléaire coupée en deux en 2020

La plus grande partie de la taxe sur les réacteurs de seconde génération est à charge d'Electrabel, le reste étant réglé par Luminus, qui détient une participation de 10% dans ces centrales. ©BELGAIMAGE

La taxe nucléaire continue de baisser. En cause: des prix de l'électricité à un niveau plancher et des coûts en hausse pour Electrabel, l'exploitant des centrales.

La taxe nucléaire sur les réacteurs de deuxième génération (Tihange 2, Tihange 3, Doel 3, et Doel 4) ne va rapporter que 72 millions d'euros aux finances publiques en 2020, soit 65 millions de moins que l'année précédente, rapporte ce vendredi La Libre. À ces 72 millions d'euros s'ajoutent cependant 20 millions pour Doel 1 et 2, soumis à un régime de taxation spécifique, forfaitaire, depuis 2016.

92 millions
d'euros
Cette année, Electrabel devra s'acquitter d'une taxe de 92 millions d'euros.

Et le montant minimum, calculé tous les trois ans par la Creg, va plus que certainement continuer à baisser pour la période 2020-2022. Cette diminution s'explique par le fait que les coûts d'Electrabel ont augmenté, tandis que ses revenus ont diminué en raison de prix relativement faibles de l'électricité constatés en 2019, alors que Tihange 2 a été longuement indisponible.

Rappelons que la plus grande partie de cette taxe sur les réacteurs de seconde génération est à charge d'Electrabel, le reste étant réglé par Luminus, qui détient une participation de 10% dans ces centrales.

Une taxe qui remonte à 2008

La taxe nucléaire a été introduite en 2008 par Paul Magnette (PS), alors ministre de l’énergie dans le gouvernement Verhofstadt. Faute d’avoir pu la négocier avec les propriétaires des centrales, il l’impose par une loi. Objectif: taxer la fameuse rente nucléaire, c’est-à-dire les surprofits que réalisent les exploitants de Doel et de Tihange, qui avaient amorti leurs réacteurs en 20 ans.

La taxe a ensuite culminé à 549 millions d'euros en 2012. Depuis lors, elle n'a cessé de baisser. Selon une étude indépendante de la Creg, le bénéfice réalisé par Electrabel sur ses centrales nucléaires n'était plus que de 434 millions en 2014.

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