La vie des centrales nucléaires françaises prolongée? Le marché applaudit

Pierre Moscovici, ministre de l'Economie, assure qu'aucune décision n'est prise. ©Bloomberg ©Bloomberg

L'action EDF grimpe ce lundi en Bourse à Paris. Pourquoi? Parce qu'il semble bien que la décision de prolonger de 10 ans la durée de vie des centrales nucléaires françaises va être prise. Rumeurs?

Le titre du groupe EDF était en nette progression lundi matin à la Bourse de Paris, porté notamment par la décision imminente, selon le JDD, de prolonger la durée de vie des centrales nucléaires françaises.

• A 10H40 (08H40 GMT), la valeur prenait 1,69% à 24,93 euros, tandis que l'indice CAC 40 perdait 0,36%.

La décision de prolonger de 10 ans la durée de vie des centrales nucléaires françaises, pour qu'elle passe de 40 à 50 ans, est prise et "pourrait être officialisée" à l'occasion d'un conseil de politique nucléaire prévu le 15 novembre, affirme le Journal du Dimanche.

Le ministre de l'Économie et des Finances, Pierre Moscovici, a toutefois assuré lundi qu'aucune décision n'avait été prise concernant l'éventuelle prolongation de la durée de vie des centrales. Si elle se confirme, la nouvelle sur la prolongation de la durée de vie "tomberait bien pour les investisseurs", puisqu'elle se traduirait par des bénéfices et un dividende plus élevés, selon Julien Desmaretz, analyste chez le courtier Bryan Garnier.

En revanche, selon lui, cela ne serait pas spécialement une bonne nouvelle en termes de trésorerie et cela pourrait menacer les hausses de tarifs à venir.

De son côté, EDF peaufine un plan d'investissement de 55 milliards d'euros d'ici à 2025, visant à prolonger de 40 jusqu'à 60 ans la durée de vie de ses centrales et à améliorer leur sûreté après la catastrophe de Fukushima au Japon.

Le changement dans la politique nucléaire "est l'un des catalyseurs que nous attendons pour la valeur", ce qui renforce leur recommandation à "surpondérer", selon les analystes de Morgan Stanley, qui rappellent que le titre est moins bien valorisé que ses concurrents européens.

Par ailleurs, autre bonne nouvelle pour EDF, le groupe français et le gouvernement britannique sont proches d'un accord devant déboucher sur la construction et l'exploitation de deux réacteurs nucléaires de type EPR dans l'ouest de l'Angleterre, rapporte le Wall Street Journal.

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