Le coût de l'enfouissement des déchets nucléaires s'envole

©ONDRAF

Le conseil d'administration de l'Ondraf a avalisé les nouvelles estimations concernant le coût d'enfouissement des déchets les plus radioactifs. On passe de 3,2 milliards à une fourchette de 8 à 10,7 milliards. Explications.

Le conseil d'administration de l'Ondraf devait trancher sur les nouvelles hypothèses concernant l'enfouissement des déchets les plus radioactifs, les déchets nucléaires B et C. Il se trouvait face à plusieurs hypothèses. Il a finalement coupé la poire en deux.

Pour le calcul des tarifs, à savoir les montants que les producteurs de déchets doivent payer lors de la prise en charge de ces déchets par l'Ondraf, il prend le montant le plus favorable, à savoir 8 milliards d'euros. Mais pour le calcul des provisions nucléaires, il recommande à la CPN, la commission des provisions nucléaires, de se baser sur le haut de la fourchette, à savoir 10,7 milliards d'euros.

"Le scénario de référence, qui prend en compte un stockage à 400 mètres au lieu de 200 mètres dans les évaluations précédentes, est de 10,7 milliards."
Evelyn Hooft
Porte-parole de l'Ondraf

"Le scénario de référence, qui prend en compte un stockage à 400 mètres au lieu de 200 mètres dans les évaluations précédentes, est de 10,7 milliards", explique Evelyn Hooft, porte-parole de l'Ondraf. "Mais un certain nombre d'optimisations devraient pouvoir être faites, par exemple en étudiant mieux la longueur ou le diamètre des galeries, les techniques d'excavation ou le modèle d'exploitation du site d'enfouissement lui-même. Ces optimisations doivent toutefois être confirmées par des études, qui prendront deux ans. Nous reviendrons donc avec un nouveau calcul fin 2020."

Comme L'Echo le révélait ce matin, un effet de calendrier va toutefois limiter l'impact de cette explosion des coûts sur la facture d'Electrabel et des autres exploitants nucléaires. En effet, l'Ondraf a aussi reculé le calendrier prévu pour l'enfouissement des déchets: cela se fera 20 à 30 ans plus tard. Durant toutes ces années supplémentaires, les provisions sont censées produire des intérêts, ce qui va diminuer fortement les montants à réinjecter dans le pot des provisions nucléaires.

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