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Le développeur de projets renouvelables Windvision à l'assaut du Sud de la France

Le parc éolien d'Estinnes (Binche), vendu en 2016, a été le premier à être installé par Windvision en Belgique. © Lieven Van Assche

Détenu par le fonds GRP III de BlackRock, le développeur de projets renouvelables louvaniste Windvision s'est offert Terre & Watts Développement. Cap sur la France désormais alors que le marché belge est plus saturé que jamais.

Depuis son acquisition en octobre 2020 par le Global Renewable Power Fund III (GRP III) du géant américain BlackRock, la petite société louvaniste Windvision a fait du chemin. Spécialiste du développement et de l'opération de projets solaires et surtout éoliens en Belgique, en France et en Espagne, Windvision avait sérieusement revu ses objectifs à la hausse au moment de la prise de possession de son capital par le gestionnaire d'actifs américain.

Aujourd'hui, Windvision confirme qu'elle compte se donner les moyens de ses ambitions en acquérant 100% des parts de son homologue français Terre & Watts Développement. Créée en 2014, Terre & Watts est habituée du développement solaire et dispose d'un portefeuille de projets de 2 GW. La petite équipe de neuf employés passe donc sous pavillon belge.

"Tout est allé très vite. En août 2020, nous étions 25, maintenant nous comptons 45 employés et 4 GW de projets en développement."
Simon Neerinckx
CEO de Windvision

"Tout est allé très vite. En août 2020, nous étions 25, maintenant nous comptons 45 employés et 4 GW de projets en développement", a déclaré le CEO, Simon Neerinckx. C'est la deuxième opération de ce type pour Windvision cette année. Elle s'était offert le belge Vortex Energy en février dernier.

Marché belge saturé

Pour Windvision, l'accent est plus que jamais mis sur l'internationalisation. Terre & Watts est, en effet, bien installé dans le sud de la France, région jusqu'ici inexploitée par Windvision, et l'entreprise dispose d'une forte expertise dans le développement de projets solaires.

"Un mariage parfait", selon Simon Neerinckx, alors que le marché belge se veut toujours plus concurrentiel. Beaucoup d'acteurs pour peu d'espaces disponibles, telle est la réalité belge, aggravée par la difficulté d'obtenir des permis, les innombrables recours collectifs locaux et autres lourdeurs administratives.

Projets en attente

Un contexte qui empêche, pour l'instant, l'entreprise d'être rentable, mais qui ne décourage pas pour autant son actionnaire. "BlackRock, par l'intermédiaire de son fonds GRP III, nous soutient en attendant que nos projets en développement aboutissent", explique le CEO. Pour l'heure, Simon Neerinckx et ses équipes s'affairent à essayer de convaincre les populations locales des bienfaits des énergies renouvelables à l'ère de la transition énergétique.

"Certains sont contre le nucléaire, le gaz et le renouvelable, mais veulent quand même rouler en voiture électrique."
Simon Neerinckx
CEO de Windvision

Un travail difficile, ingrat, mais indispensable pour un développeur qui entend grandir. "Certains sont contre le nucléaire, le gaz et le renouvelable, mais veulent quand même rouler en voiture électrique", ironise-t-il, espérant que l'horizon s'éclaircisse pour ses nombreux projets en attente d'approbation. C'est seulement alors que Windvision aura pleinement réussi son éclosion.

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