Le réacteur BR2 de Mol reçoit le feu vert pour redémarrer

Centre d'étude de l'énergie nucléaire à Mol. ©wim kempenaers

Une fuite dans le centre nucléaire de Mol s'était déclarée mardi soir dans les canalisations d'eau de refroidissement, qui s'est écoulée sur la route privée du centre d'étude.

L'Agence Fédérale de Contrôle Nucléaire (AFCN) et sa filiale technique Bel V ont procédé mercredi à l'évaluation de l'état de sécurité du réacteur BR2 du Centre d'Etude de l'Energie Nucléaire (CEN) à Mol dans lequel une fuite s'était déclarée mardi soir. Après analyse des données récoltées, l'AFCN et Bel V ont confirmé que cet événement n'avait aucun impact sur la sécurité du réacteur BR2, ni sur la population et l'environnement.

L'Agence fédérale a donc donné son feu vert au redémarrage du réacteur BR2, sous condition que l'installation de recherche ne soit utilisée qu'après le remplacement de la conduire secondaire, indique le CEN mercredi dans un communiqué.

Au terme des 24 heures de préparation nécessaires au redémarrage du réacteur, la production de radio-isotopes médicaux pourra vraisemblablement reprendre dès ce vendredi. Cela ne devrait avoir que des conséquences minimes en matière d'approvisionnement, précise le CEN.

Une fuite, non-radioactive selon les premières analyses, s'est déclarée mardi soir dans le réacteur d'essai Belgian Reactor 2 du Centre d'étude de l'énergie nucléaire à Mol (nord-est), a indiqué mercredi l'Agence belge de contrôle nucléaire.

"Les premières analyses menées par le Centre ont indiqué que l'eau qui s'est échappée n'était pas radioactive, mais nous allons mener dans la journée des tests supplémentaires", a précisé à l'AFP Céline Faidherbe, porte-parole de l'Agence.

"Il s'agit d'un incident sans déclaration de plan d'urgence, la situation s'est stabilisée", a-t-elle ajouté. Le réacteur a été arrêté dans l'attente d'une enquête sur les origines de l'incident.

L'annonce de la fuite avait été faite plus tôt par les autorités locales de Mol, qui avaient indiqué qu'elle avait été colmatée mercredi matin.

Selon un communiqué municipal, la fuite a été décelée mardi soir par le personnel du Centre, CEN, dans le circuit secondaire du réacteur BR2, mis en service en 1963 et notamment utilisé à des fins de recherche.

Elle s'est déclarée dans les canalisations d'eau de refroidissement, qui s'est écoulée sur la route privée du centre d'étude, que la police a fermée par mesure de précaution.

L'entraînement d'un club de hockey situé à proximité a aussi été annulé.

Précisant que l'eau de refroidissement écoulée n'était pas radioactive, le Centre souligne qu'il n'y a "aucun danger pour les riverains et pour l'environnement." La cause de la fuite n'a cependant pas été précisée.

Avec une capacité de 125 mégawatts, le BR2 est utilisé pour des recherches internationales de test des matériaux nucléaires, et la production de radio-isotopes pour la médecine nucléaire. Le réacteur fonctionne à l'uranium hautement enrichi avec de l'eau sous pression.

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