Le recentrage stratégique d'Engie commence à porter ses fruits

Pour l'ensemble de l'année, Engie table sur un ebitda situé entre 9,0 et 9,2 milliards d’euros, menant à un résultat net compris entre 1,7 et 1,9 milliards. ©REUTERS

Engie reprend des couleurs après un troisième trimestre marqué par la cession de ses parts dans Suez à Veolia pour 3,4 milliards d'euros.

Après un premier semestre mouvementé et fortement impacté par la pandémie de coronavirus, le géant énergétique français a remonté la pente ces trois derniers mois. Engie fait en effet montre d'une "forte reprise" et signe un chiffre d'affaires à 39,6 milliards d'euros sur les neuf premiers mois de 2020, contre 43,3 milliards à la même période l'an dernier. L'ebitda se monte à 6,2 milliards d'euros, soit 13 % de moins qu'en 2019.

Le groupe, qui se félicite de ces résultats rassurants après six premiers mois chahutés, garde aussi une trésorerie solide, avec 22,5 milliards d'euros dans les caisses et parvient à se désendetter à hauteur 0,2 milliard par rapport au 31 décembre 2019.

Pour l'ensemble de l'année, le groupe table sur un ebitda situé entre 9,0 et 9,2 milliards d’euros, menant à un résultat net compris entre 1,7 et 1,9 milliards.

+25%
Sur les neuf premiers mois de l'année, les activités renouvelables ont affiché une croissance organique de 25%.

Première phase de revue stratégique

Ces résultats sont largement à imputer au recentrage stratégique enclenché au semestre dernier. Engie a en effet mis en branle son plan consistant à se focaliser plus avant sur le développement des énergies renouvelables et des infrastructures et à céder deux tiers de ses activités de services ("solutions clients") - celles trop éloignées des métiers de l'énergie.

Naturellement, la cession la plus notable réalisée ce trimestre est celle de la participation du groupe dans Suez (29,9%) à Veolia pour 3,4 milliards d'euros. Engie entend bien poursuivre dans cette direction dans les mois qui suivent et a confirmé, par exemple, son intention de céder tout ou partie de sa participation dans Gaztransport & Technigaz (GTT), une entreprise française d'ingénierie navale dont il détient 40,4%.

Engie a confirmé son intention de céder tout ou partie de sa participation dans Gaztransport & Technigaz.

La nouvelle direction prise par l'énergéticien a été encouragée par les bons résultats des pôles renouvelables et infrastructures. Sur les neuf premiers mois de l'année, les activités renouvelables ont affiché une croissance organique de 25%. Elles sont vouées à prendre une part plus grande dans les activités du groupe à l'avenir, en témoignent les 3,3 milliards d'investissements de croissance réalisés en ce sens (sur un total de 4 milliards prévu pour 2020).

Une nouvelle directrice générale

Enfin, le troisième trimestre du groupe aura aussi été marqué par la désignation de Catherine MacGregor, anciennement dirigeante du pétrolier américain TechnipFMC, à la direction générale du groupe.

Catherine McGregor prendra la tête d'Engie le 1er janvier.

Elle prendra les rennes de l'énergéticien le 1er janvier et aura pour mission de poursuivre le recentrage stratégique tout en faisant oublier une année 2020 tourmentée.

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