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Le soutien aux centrales au gaz pourrait faire gonfler la facture des ménages de 32 à 105 euros

Selon Elia, le gestionnaire du réseau à haute tension, plusieurs centrales à gaz devront être raccordées au réseau. ©AFP

Dans un document destiné aux députés fédéraux, la Creg chiffre l'impact du mécanisme de soutien aux capacités de production d'électricité qui doivent compenser la fermeture des réacteurs nucléaires. Pour les ménages, la facture pourrait s'alourdir de 32 à 105 euros par an, selon la méthode de calcul employée.

Dans les limbes de l'entre-deux gouvernemental et relégué au second plan des considérations par la crise du coronavirus, le CRM, ce mécanisme de soutien aux capacités de production d'électricité – principalement des centrales à gaz – devant être mis en place pour assurer l'après-nucléaire, revient sur la table des députés fédéraux. Alors qu'une audition de la Creg, le régulateur fédéral de l'énergie, est programmée à la Chambre au mercredi 3 juin, un document détaillant l'impact de la mise en place d'un tel mécanisme sur la facture des différentes catégories de consommateurs a été transmis aux parlementaires et son contenu a depuis été révélé par La Libre.

Il en ressort d'abord une confirmation, à savoir que le coût estimé des subsides nécessaires à la mise en place du CRM s'élève entre 614 et 940 millions d’euros par an. Ce montant, bien sûr, se répercutera sur les factures des consommateurs, grands et petits, mais l'impact sera très différent en fonction de la catégorie à laquelle chaque client du réseau électrique appartient.

Ristournes pour gros consommateurs?

Pour déterminer l'impact sur la facture, la Creg a avancé deux méthodes principales. L'une, la plus probable, serait fondée sur le volume d'électricité consommée. L'autre supposerait de calculer la surcharge sur base de la puissance du raccordement électrique.

Dans le premier cas, le régulateur estime le coût annuel du CRM entre 38 et 58 euros (TVAC) pour un ménage affichant une consommation moyenne d'électricité (3,5 MWh par an). Cette estimation grimpe entre 56 et 86 euros pour un ménage consommant beaucoup (5,3 MWh). Selon la seconde méthode, le surcoût se situerait entre 32 et 48 euros par an pour un ménage à consommation moyenne et pourrait grimper jusqu'à 105 euros pour les plus gros consommateurs.

250.000
€ par an
Un système de ristourne permettrait de plafonner à 250.000 euros la surcharge annuelle dont devront s'acquitter les plus gros consommateurs d'électricité pour financer le CRM.

Du côté des professionnels, l'histoire se complique. En effet, si la méthode de calcul basée sur le volume venait à être appliquée à la lettre, la surcharge représenterait alors jusqu'à 13,6 millions d'euros par an (pour les consommateurs allant au-delà de 1.000 GWh par an). Seulement, un système de ristournes déjà d'application en ce qui concerne le financement par surcharge des parcs éoliens offshore du pays pourrait ici s'appliquer également et plafonnerait le montant à ajouter à la facture des gros consommateurs à 250.000 euros. Dans ce cas de figure, c'est le budget de l'État, et non les autres consommateurs, qui serait invité à combler le manque à gagner pour le fournisseur d'électricité.

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