Les centrales nucléaires vulnérables aux cyberattaques

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L'industrie nucléaire, en retard dans la prévention du risque technologique, constitue une cible particulièrement vulnérable aux cyberattaques, elles-mêmes de plus en plus répandues et sophistiquées.

Les acteurs de l'industrie nucléaire "commencent, mais ont du mal, à lutter contre cette nouvelle menace insidieuse", à savoir les cyberattaques, analyse le groupe de réflexion britannique Chatham House dans une étude reposant sur 18 mois d'enquête.

L'institut estime que les centrales nucléaires "manquent de préparation pour affronter une urgence en matière de cybersécurité, dans un incident de grande ampleur, et auraient du mal coordonner une réponse adéquate".

La cybersécurité manque de moyens

En cause: un financement insuffisant de cette prévention, un manque de formation, de normes réglementaires et de culture de la cybersécurité, l'utilisation croissante du numérique dans les systèmes d'exploitation des centrales et le recours à des logiciels de série peu onéreux mais plus vulnérables au piratage, observe le rapport.

Chatham House dénonce le "mythe répandu" selon lequel les centrales nucléaires seraient protégées parce qu'elles ne seraient pas connectées à internet. Dans les faits, de nombreuses installations ont progressivement mis en place une forme de connectivité et leurs systèmes informatiques peuvent être piratés par des moyens parfois très simples.

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