Les énergies solaire et éolienne toujours moins chères

©Siemens AG

Une énergie solaire 59% moins chère, une énergie éolienne 26% moins chère. Telles sont les prévisions de l'Irena à l'horizon 2025.

Les coûts de l'électricité produite à partir des énergies solaire et éolienne vont encore fortement baisser d'ici 2025, avec une contraction encore plus importante pour le courant généré par des panneaux solaires, selon un rapport de l'Agence internationale des énergies renouvelables (Irena).

Les coûts de l'éolien terrestre devraient baisser de 26% en 2025 par rapport à 2015, ceux de l'éolien en mer de 35% tandis que ceux de l'énergie solaire photovoltaïque pourraient fondre de 59%, détaille l'Irena, dans ce rapport, publié mercredi.

Ces réductions seront le résultat:

  • d'économies d'échelle,
  • d'une concurrence accrue dans le chef des fournisseurs et
  • d'une avancée technologique accrue.

Alors que ces technologies sont déjà considérablement meilleur marché qu'il y a dix ans, la poursuite de cette tendance "va renforcer l'intérêt économique de passer des énergies fossiles aux renouvelables", a commenté Adnan Z. Amin, directeur général de l'Irena. Il ajoute qu'en 2015, 148 GW supplémentaires ont été produits en énergies renouvelables.

Toutefois, selon l'Agence qui promeut le développement des énergies "vertes", la baisse des coûts dépendra du cadre réglementaire mis en place de part le monde pour accompagner ou non ce mouvement.

La Norvège vise la "neutralité carbone" dès 2030

La Norvège, gros producteur d'hydrocarbures, va viser la "neutralité carbone" dès 2030, 20 ans plus tôt que prévu, a décidé le Parlement norvégien, une conséquence, très onéreuse selon le gouvernement, de l'accord de Paris sur le climat.

La quasi-totalité de la production électrique nationale étant déjà propre puisque d'origine hydraulique, le pays scandinave a une marge de manœuvre limitée pour réduire ses émissions et devra, pour atteindre cet objectif, en grande partie recourir à l'achat de crédits compensatoires à l'étranger.

"Le coût lié à l'accélération de la neutralité carbone via l'achat de quotas peut s'élever à environ 20 milliards de couronnes (3,2 milliards d'euros) par an en 2030 si l'on se fonde sur une estimation de l'AIE (Agence internationale de l'Énergie, ndlr) du prix de la réduction des émissions dans les économies émergentes", a prévenu le ministre du Climat et de l'Environnement, Vidar Helgesen, dans une lettre au Parlement.

Les émissions norvégiennes de gaz à effet de serre ont augmenté de 1,5% en 2015 par rapport à l'année précédente, essentiellement à cause de l'entrée en exploitation d'un nouveau gisement pétrolier. Elles dépassent aujourd'hui sensiblement leur niveau de 1990.

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