Les poêles à bois et à gaz de Stûv sont à vendre

©STUV

D’après des sources proches du dossier, l’entreprise namuroise cherche un repreneur. Le processus de mise en vente n’en est qu’à ses débuts.

Les poêles à bois et à gaz de Stûv auront-ils bientôt un nouveau propriétaire? Gérard Pitance (62 ans), actionnaire principal de l’entreprise namuroise, a en tout cas mandaté la banque d’affaires Degroof Petercam pour chercher des candidats repreneurs.

Tous les acteurs, industriels et financiers, seront pris en considération. Les premières offres devraient être remises à la fin du mois.

Gérard Pitance a créé Stûv au début des années 80, en partenariat avec Benoît Lafontaine. Le nom de l’entreprise est la traduction wallonne de "poêle à bois". À l’époque, l’entrepreneur cherchait un poêle à bois et le marché ne proposait que des poêles classiques et rustiques. Il a alors décidé de créer son poêle. Vu les réactions enthousiastes, il a décidé de le commercialiser. Stûv était née.

Ex-entreprise wallonne de l’année

15.000 poêles
Stûv produit environ 15.000 poêles par an pour un chiffre d’affaires annuel de 22 millions d’euros.

Nommée en 2006 Entreprise wallonne de l’année, Stûv ne se limite pas aux poêles à bois, elle fabrique aussi des poêles à pellets et depuis la reprise de la société néerlandaise Tulp en 2013, s’est lancée dans la production de poêles à gaz. L’an dernier, elle a racheté Ulis Design, un fabricant wallon de plaques métalliques.

L’entreprise produit environ 15.000 poêles par an, et réalise un chiffre d’affaires de 22 millions d’euros, dont 75% à l’étranger.

120 emplois chez nous

Elle affiche un bénéfice d’exploitation brut (ebitda) de 2 millions d’euros et emploie 120 personnes. Gérard Pitance détient 95% du capital, suite au rachat des parts de Benoît Lafontaine en 2012. Le CEO Jean-François Sidler détient le solde.

©STUV

Le marché du chauffage est actuellement sous pression. Cela s’explique surtout par les hivers doux que nous avons connus ces dernières années, par la baisse du prix du mazout et par la mauvaise conjoncture économique. Dans son rapport annuel 2015, Stûv indique cependant avoir renforcé sa présence sur ses principaux marchés.

Plus d’un Belge sur quatre possède un poêle à bois. Le bois est le carburant le moins cher, mais le revers de la médaille, c’est que la combustion rejette de nombreuses particules fines. Chez Stûv, on souligne que ce problème ne concerne que les anciens poêles. "Les nouveaux appareils affichent un rendement plus élevé et émettent 90% de particules fines en moins, nous avait déclaré Jean-François Sidler lors d’une interview. Nos appareils répondent aux normes environnementales européennes et américaines les plus strictes, ce qui n’est pas les cas des appareils fabriqués dans les pays à bas salaire."

Contrairement à d’autres acteurs, Stûv a décidé de maintenir sa production en Wallonie.

Lire également

Publicité
Publicité
Publicité

Messages sponsorisés

Messages sponsorisés