"Nous sommes garantis en mégawatts jusqu'en décembre"

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En réponse à plusieurs questions et interpellations en commission Economie à la Chambre, la ministre fédérale de l’Energie Marie-Christine Marghem (MR) a fait le point sur la course aux mégawatts dans laquelle est engagée la Belgique.

Du côté des importations, d’abord, elle a donné un peu plus de détails sur l’accord de collaboration signé mardi à Berlin avec le ministre allemand de l’Energie, Peter Altmaier. L’Allemagne ne dispose pas encore des lignes à haute tension nécessaires pour acheminer l’électricité éolienne produite dans le nord vers le sud du pays, où se trouvent les grands centres de consommation, a rappelé la ministre. Une partie de cette électricité transite donc par la Belgique, ce qui crée fréquemment des congestions aux frontières.

"J’ai demandé au ministre allemand s’il serait en mesure, après que la Belgique aurait utilisé toutes les réserves possibles, y compris la réserve internationale, de garantir que ces ‘loop flows’ n’encombreraient pas les lignes durant les deux ou trois heures nécessaires. Il me l'a garanti", explique Marie Christine Marghem.

Un travail plus approfondi doit encore être mené pour concrétiser cet accord. Ce volant de manœuvre pourrait offrir jusqu’à 2.000 MW, précise la ministre, tout en ajoutant qu’en manière d’importations d’électricité, rien n’est jamais garanti.

Et les 200 MW que le Grand-Duché de Luxembourg s’était engagé à apporter à la Belgique ne pourront pas l’être, pour des raisons techniques, a annoncé la ministre. Quant à la possibilité pour la Belgique d’importer 1.000 MW de la France en novembre, la ministre doit reprendre contact avec son homologue français, qui devait finaliser son plan hiver.

"Pour janvier et février, nous n’avons pas encore de prévisions suffisamment concrètes, et il est évident que nous continuons le travail."
Marie-Christine Marghem
ministre de l'Energie (MR)

Sur le front intérieur, la ministre a aussi fait le point sur les 750 MW supplémentaires qui avaient été identifiés pour diminuer le risque de pénuries d’électricité. Certains ne sont pas encore certains – comme les générateurs diesel, qui doivent encore recevoir des permis régionaux, ou la centrale de Vilvorde, dont le permis actuel ne lui permet de fonctionner que 500 heures par an.

Mais de nouvelles pistes sont aussi apparues, comme l’optimisation du parc de production d’EDF Luminus, qui pourrait offrir 40 MW supplémentaires, ou la relance de la centrale au gaz de Ham (52 MW).

"Toutes ces mesures font que nous sommes garantis jusqu'en décembre, affirme la ministre. Pour janvier et février, nous n’avons pas encore de prévisions suffisamment concrètes, et il est évident que nous continuons le travail." Parmi les pistes envisagées : une relance plus rapide de certains réacteurs.

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