Pourquoi pas du photovoltaïque sur les toits des églises?

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Jean-Luc Crucke, qui se présente lui-même comme athée, a pris rendez-vous avec Guy Harpigny, l’évêque de Tournai. Son idée? Voir s’il est possible de placer du photovoltaïque sur les églises.

"Du photovoltaïque, j’en ai vu sur la toiture de l’église de Loos-en-Gohelle, dans les Hauts-de-France", explique le ministre wallon de l’Énergie, Jean-Luc Crucke. "Les toits des églises, ce sont des surfaces importantes, souvent proches du réseau, que les églises pourraient mettre à disposition d’investisseurs ou de citoyens via du crowdfunding. Ce sont des lieux sensibles, mais je crois que l’évêque de Tournai pourrait comprendre qu’il y a un rôle sociétal à jouer. Ce n’est pas qu’un symbole: il y a encore énormément de possibilités de développer le photovoltaïque, mais on a besoin d’imagination et de recréer la confiance pour aller chercher l’argent là où il est: pas dans la poche des citoyens, mais chez les grands investisseurs, et dans les 230 milliards qui dorment sur les comptes d’épargne."

Le problème wallon du photovoltaïque, le ministre espère le régler avec l’aide de la task force menée par Damien Ernst, qu’il a mise sur pied. "Je vis sur un volcan de deux milliards d’euros de bulle que je n’ai pas créée. Je ne passe pas mon temps à pointer du doigt l’un ou l’autre coupable. Je n’ai pas le temps pour ça. Mais j’espère qu’on sera aussi solidaire quand une solution sera trouvée que je ne le suis aujourd’hui", lâche Jean-Luc Crucke.

Jean-Luc Crucke envisage notamment un "phasing out" de l’actuel système de soutien au petit photovoltaïque wallon, Qualiwatt. À quelle échéance compte-t-il supprimer ce système? "Cela peut être très rapide. En Flandre, les installations photovoltaïques explosent, sans la moindre aide publique".

Les particuliers flamands bénéficient toutefois du système du compteur qui tourne à l’envers, que la Cwape, le régulateur wallon du secteur énergétique, a prévu de supprimer partiellement en introduisant un tarif prosumer…

"Je ne suis pas là pour donner des ordres à la Cwape, mais je pense que s’il y a consensus politique sur l’avenir, suite au travail de la task force, la Cwape peut évoluer", répond le ministre.  Il compte, par ailleurs, renforcer l’indépendance de la Cwape, en faisant voter un décret qui va confier son contrôle au parlement, et non plus au gouvernement, comme c’est le cas actuellement.

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