Shell déplore une hausse des sabotages au Nigeria

Des installations de Shell au Nigeria

Shell a déploré dimanche une augmentation récente d'actes de sabotages contre ses oléoducs dans le sud pétrolifère du Nigeria. Des voleurs sabotent des installations pour siphonner du brut, ce qui y ralentirait énormément sa production.

Le groupe pétrolier anglo-néerlandais Shell a déploré dimanche une augmentation récente d'actes de sabotages contre ses oléoducs dans le sud pétrolifère du Nigeria, sans préciser les quantités déversées ou le manque à gagner occasionné.

Dans un communiqué, la Shell Petroleum Development Company (SPDC), coentreprise entre la major et l'Etat nigérian, indique que deux de ses oléoducs dans l'Etat de Rivers ont été endommagés lors de trois incidents entre le 1er et le 12 août.

Le principal opérateur pétrolier au Nigeria indique que "des voleurs de brut présumés auraient percé des trous ou scié" les installations pour "syphonner du pétrole".

Il s'agit d'oléoducs reliant le passage de Cawthorne ainsi qu'Alakiri au terminal de Bonny, selon la SPDC qui affirme avoir "tiré la sonnette d'alarme" sur l'augmentation des sabotages dans cette zone.

Les vols de brut sont fréquents dans le delta du Niger, région pétrolifère quadrillée d'oléoducs et aux populations très pauvres.

Interrogé par l'AFP, un porte-parole de la compagnie n'était pas en mesure de préciser quelle quantité de pétrole avait été déversée suite aux trois incident évoqués ni dans quelle mesure ils avaient avaient affecté sa production.

"A chaque fois qu'il y a une fuite, nous interrompons la production pour réparer l'oléoduc. Nous avons eu trois attaques, dans deux cas les réparations ont été effectuées et la production a repris. Dans le troisième cas nous sommes sur le point de commencer les travaux", a-t-il expliqué.

En 2009, la production moyenne du groupe, co-entreprises comprises, a été de 629.000 barils par jour contre 850.000 en 2008.

Le Nigeria est le 8e exportateur mondial de pétrole. Après des années de violences dans le delta qui avaient fait chuter la production, celle-ci est remontée depuis un an à la faveur d'une amnistie offerte aux groupes rebelles.

Ainsi, en juillet, le pays le plus peuplé d'Afrique a produit 2,1 millions de barils par jour (mb/j) selon l'Agence internationale de l'énergie (AIE). Sa production avait chuté à environ 1 mb/j au plus fort des violences

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