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Total a investi plus de 1 milliard dans sa raffinerie d'Anvers

©BELGA

Total a officiellement inauguré, jeudi, les nouvelles unités de sa plateforme de raffinage-pétrochimie à Anvers. Le géant pétrolier français a investi 1,1 milliard d’euros dans la modernisation de l’outil.

Total land. C’est ainsi que certains, à Anvers, appellent le gigantesque site sur lequel est installée l’usine de raffinage et de pétrochimie du géant pétrolier et gazier français. Une usine qui est une des six plateformes intégrées dans le monde sur lesquelles Total a décidé de concentrer ses efforts. Ce jeudi, il a officiellement inauguré le programme de modernisation de 1,1 milliard d’euros qu’il a lancé en 2013.

Les travaux ont duré près de quatre ans, et sont à la mesure de la taille des lieux: 14 millions d’heures de travail, 6.000 tonnes de pipelines installés, 775 kilomètres de câbles tirés, et des modules de plus de 20 mètres préconstruits hors du site et assemblés ensuite sur place. "Un des principaux défis a été de planifier et de mener tous ces travaux alors que la raffinerie était en fonctionnement", explique un des managers du projet.

"Il ne s’agit pas de faire plus, mais de faire mieux"

Pas moins de 700 millions d’euros ont été investis dans un nouveau complexe de raffinage, qui permet de convertir davantage de fiouls lourds, le "bas du baril", en produits légers à basse teneur en soufre, à beaucoup plus forte valeur ajoutée. De quoi diminuer d’un tiers la production de fiouls lourds de la raffinerie d’Anvers et de celle de Vlissingen, en Zélande, dont Total détient 55%, et anticiper la nouvelle réglementation sur le carburant pour bateaux qui entrera en vigueur en 2020.

"Avec ces investissements, Anvers, qui délivre de très beaux résultats, va encore être mieux armée".
Bernard Pinatel
Directeur raffinage et chimie - Total

Un autre gros projet a concerné la partie pétrochimique et les vapocraqueurs. Une unité a été construire pour récupérer les gaz riches produits par la raffinerie, qui étaient auparavant brûlés, et les transformer en matière première. Et un des deux vapocraqueurs a été adapté, ainsi que la logistique du site, pour pouvoir traiter de l’éthane, un sous-produit de l’extraction du gaz, meilleur marché que le pétrole.

"Il ne s’agit pas de faire plus, mais de faire mieux", résume Bernard Pinatel, directeur raffinage et chimie. Le marché européen souffre, en effet, de surcapacités. Et la pétrochimie doit faire face à la concurrence des pays riches en gaz, qui ont construit d’importantes usines pour valoriser leur éthane. "Avec ces investissements, Anvers, qui délivre de très beaux résultats, va encore être mieux armée", conclut Bernard Pinatel.

©Dieter Telemans

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