Toujours pas de fumée blanche pour l'augmentation de capital de Hamon

©Nima Ferdowsi

C’est l’incertitude concernant l’avenir du groupe d’ingénierie wallon Hamon. L’assemblée générale, qui devait statuer sur une augmentation de capital, a été suspendue vendredi après-midi. Elle devait reprendre ce samedi à 15 heures.

La cotation de l’action Hamon , qui enregistrait un recul de 2,70%, a été suspendue, vendredi midi, dans l’attente d’un communiqué de presse. Les actionnaires de l’entreprise étaient convoqués à 14 heures à une assemblée générale extraordinaire pour statuer sur une proposition d’augmentation de capital pouvant grimper jusqu’à 70 millions d’euros.

La réunion, qui se tenait chez un notaire de l’avenue Louise, n’a attiré que quelques actionnaires. Et Philippe Bodson, le président du conseil d’administration de Hamon, a suspendu la réunion presque immédiatement après l’avoir déclarée ouverte. Elle a finalement été reportée à ce samedi à 15 heures. Philippe Bodson s’est refusé à tout commentaire sur les raisons de cette suspension, et plus généralement sur les options qui se trouvent sur la table. Même silence du côté de l’entreprise elle-même.

Un carnet de commandes désespérément plat

Hamon avait annoncé subitement, à la mi-novembre, son intention de procéder à cette nouvelle augmentation de capital pour renforcer sa structure financière. L’injection de 37,7 millions d’euros intervenue au printemps dernier n’a en effet pas suffi pour redresser la barre de l’entreprise installée à Mont-Saint-Guibert. Sa structure de bilan se détériore, et son carnet de commandes reste désespérément plat, malgré la restructuration entreprise sous la houlette du nouveau CEO, Bernard Goblet. Le groupe, qui emploie plus de 1.600 personnes dans le monde et est spécialisé dans les systèmes de refroidissement, les échangeurs de chaleur ou les systèmes de dépollution de l’air à destination des centrales électriques et de l’industrie lourde, subit de plein fouet la morosité qui frappe le secteur des énergies fossiles.

La Sogepa, bras financier de la Région wallonne, est le premier actionnaire de l’entreprise avec 44,23% des parts, depuis l’augmentation de capital du printemps. La famille Lambilliotte, ancien actionnaire majoritaire, détient, elle, 38,5% des parts au travers de la société Sopal.

Ces dernières semaines, les deux gros actionnaires se refusaient à donner des indications sur leurs intentions. Nous n’avons pas réussi à les joindre vendredi. Le cabinet du ministre wallon de l’Économie, Pierre-Yves Jeholet (MR), indique que des discussions sont en cours entre les différents partenaires, mais se refuse à plus de commentaires.

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