Un décret signe la fin de la centrale de Fessenheim

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Le décret actant le principe de la fermeture de la centrale de Fessenheim, doyenne du parc nucléaire français, lorsque le groupe énergétique EDF mettra en service la centrale de nouvelle génération (EPR) de Flamanville (nord-ouest), a été publié dimanche.

"L'autorisation d'exploiter la centrale nucléaire de Fessenheim (...) est abrogée", prévoit l'article 1 du texte publié dans le Journal officiel, qui précise toutefois que cette autorisation sera abrogée "à compter de la date de mise en service de l'EPR de Flamanville", censée intervenir au plus tôt en 2019.

La ministre française de l'Ecologie et de l'Energie Ségolène Royal avait assuré vendredi que ce décret permettant l'arrêt de la centrale, promesse de campagne du président François Hollande, serait pris d'ici la fin du mandat de ce dernier, en parlant d'un processus désormais "irréversible".

À la "grande déception" de l'Allemagne, EDF avait obtenu jeudi un nouveau délai dans le processus de fermeture de la centrale quadragénaire, située sur une faille sismique dans l'est de la France, près des frontières avec la Suisse et l'Allemagne.

Jeudi, le conseil d'administration d'EDF a donné son accord pour qu'une demande d'abrogation d'exploiter la centrale soit transmise à l'État. Mais cette demande ne sera faite que "dans les six mois précédant" la mise en service de la centrale nucléaire de nouvelle génération (EPR) de Flamanville, selon EDF.

"Une opportunité a été manquée. Nous attendons du gouvernement français qu'il prenne ses responsabilités et s'assure que la fermeture de la centrale de Fessenheim soit mise en place rapidement", a réagi jeudi Rita Schwarzelühr-Sutter, la secrétaire d'État au ministère de l'Environnement allemand, chargé de la sécurité nucléaire.

En France, les écologistes militent depuis des années pour la fermeture de Fessenheim, en service depuis 1977.

Le nucléaire est la première source de production d'électricité en France, avec une part d'environ 75%. Une loi votée en 2015 prévoit de réduire cette part à 50% à l'horizon 2025.

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