reportage

Kazan, ville hôte des JO des métiers

©worldskillsbelgium

Durant quatre jours, Kazan organise Worldskills, les championnats du monde des métiers. Un événement gigantesque mettant en compétition plus de 1.300 jeunes issus d’une soixantaine de pays. 16 Belges y participent.

Les Red Lions ne sont pas les seuls à défendre avec vigueur les couleurs nationales cette semaine. Depuis ce vendredi, la Belgique a également entamé le Championnat du monde Worldskills, à Kazan en Russie.

La compétition se déroulant tous les deux ans réunit durant quatre jours les meilleurs jeunes du monde entier dans une compétition de métiers techniques. Cette année, ils sont 1.300 compétiteurs issus de plus de 60 pays à travers le monde.

L’événement est énorme et souvent présenté comme les JO des métiers techniques. Une comparaison qui prend son sens dès l’ouverture de l’évènement. Pour l’occasion, la Russie a mis les petits plats dans les grands. Le stade de football local, ayant notamment accueilli plusieurs matchs de la Coupe du Monde 2018, était utilisé pour la présentation officielle des équipes. Plus 40.000 personnes ont ainsi assisté à la cérémonie d’ouverture et au début officiel de la compétition, lancée par le Premier ministre Dimitry Medvedev.

Les organisateurs attendent 200.000 visiteurs sur les quatre jours de compétition. Jusque lundi les épreuves s’enchainement donc sur un parc d’exposition géant de près de 75 hectares. Il faut bien cela pour accueillir les 56 métiers différents en compétition.

C’est bien simple, une bonne partie des métiers imaginables sont ici représentés. Dans l’un des premiers halls, les binômes de candidat en "parc et jardin" ont pour mission de créer de toutes pièces un large espace vert. Les Belges s’appliquent à installer les premiers pavés. Le travail est appliqué et avance bien même si les voisins chinois ont déjà plusieurs longueurs d’avance.

De l’autre côté de l’allée centrale, les électriciens s’affairent devant un mur de boitiers électriques.

Disqueuse et aiguille

Les halls s’enchainent. Les contrastes aussi. Dans le bâtiment suivant, les plombiers qui s’appliquent à poser des radiateurs ont comme voisins les compétiteurs en "fashion technology", plus habiles avec des aiguilles qu’avec les marteaux et disqueuses de leurs voisins. Les compétitions prennent parfois aussi des tournures de taille XXL. Comme pour les candidats spécialisés en construction. La structure à créer de toutes pièces atteint déjà après seulement un jour de compétition plusieurs mètres de haut. Le vacarme est donc forcément de rigueur et les consignes se donnent au mégaphone.

Moins bruyantes, mais tout aussi animées, les épreuves de restauration sont les plus populaires auprès du public qui se masse devant les candidats en cuisine, pâtisserie, mais aussi en service en salle... Un peu plus loin, les épreuves de graphisme et d’informatique ont en revanche moins la côte, la faute un ‘show’ très relatif des candidats, les yeux rivés sur leur écran, écouteurs vissés sur les oreilles. D’autres disciplines suscitent également une certaine curiosité comme la compétition de réception d’hôtel ou de "visual merchandising" où chaque candidat a pour mission de réaliser une vitrine de magasin. Le champion de cette discipline atypique ne sera pas belge, notre pays n’ayant pas de candidat inscrit dans l’épreuve. 

14 chances de médaille

Cette année, ils sont seize à défendre les couleurs nationales dans quatorze disciplines (la "mécatronique" et "parc et jardin" se concourant en binôme). L’ambition est forcément de briller à Kazan, mais la concurrence est rude. La Belgique n’est d’ailleurs plus revenue avec une médaille autour du cou depuis plusieurs éditions. Il reste deux jours aux "Red Bears" pour mettre fin à cette série.

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