Picanol reprend ses activités au compte-gouttes

Les machines de Picanol ont été à l'arrêt toute la semaine dernière suite à une cyberattaque. ©TD_TR

Frappé par une attaque informatique de grande ampleur la semaine dernière, le spécialiste des métiers à tisser Picanol a annoncé une reprise partielle de ses activités ce lundi. L'action reste suspendue à la Bourse de Bruxelles.

Picanol reprend peu à peu ses esprits après une rude semaine. Vendredi, l'entreprise yproise signalait dans un communiqué qu'elle prévoyait de "démarrer certaines activités spécifiques avec soin, étape par étape, à partir du lundi matin 20 janvier." Elle précise désormais que la fonderie a été redémarrée ce lundi matin.

"Nous essayons de relancer la production aujourd'hui. Nous démarrons avec la fonderie qui occupe 150 personnes", indique un porte-parole. Le reste de la production sera étudié progressivement. Une reprise complète pourrait prendre plusieurs jours. Des équipes techniques ont travaillé tout le week-end à la relance de l'activité. "Toute une série de tests ont été effectués et des modules de sécurité ont été ajoutés."

Chômage technique

Le fabricant de métiers à tisser, ciblé par une cyberattaque dans la nuit du 12 au 13 janvier, a vu sa production arrêtée toute la semaine dernière. Par conséquent, les 1.500 employés des sites belges, chinois et roumains de l'entreprise ont été contraints au chômage technique.

Si l'ampleur des dégâts ne peut encore être chiffrée, l'entreprise signale que l'heure est à la "récupération sûre de tous les systèmes informatiques".

 Pour la reprise de l'action sur la Bourse de Bruxelles, il faudra aussi attendre. Le dossier est, à l'heure actuelle, entre les mains de la FSMA, l'arbitre belge des marchés financiers.

Ransomware

Pour rappel, c'est un "ransomware" – ou rançongiciel – qui a été utilisé afin de mettre les machines de Picanol à l’arrêt. "Un ransomware est un virus qui chiffre les disques durs de sa cible, les rendant illisibles sans clé de déchiffrage appropriée", explique Vincent Defrenne, spécialiste en cybersécurité chez Nviso. Pour obtenir cette clé et déchiffrer leurs données rendues inaccessibles, les cibles de ce type d’attaque sont alors sollicitées par les pirates afin de procéder à un échange contre paiement d’une rançon.

À l'heure actuelle, l'identité du ou des pirates et le montant exigé de la rançon restent inconnus.

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