Start-ups(.be) et scale-ups(.eu) vont enfin parler d'une seule voix

©The Beard Photography'

Bigger, better, faster. Startups.be et Scale-ups.eu "fusionnent" pour renforcer l’écosystème tech en Belgique. La feuille de route pour 2019 se veut ambitieuse: nouveaux événements encore plus gros, extension des missions internationales, regroupement et élargissement des bases de données. Attention, le monde. La Belgian Tech is coming.

C’est un événement d’apparence anodin pour le pays, mais à l’échelle de l’écosystème, c’est tout de même une importante évolution. Pour la première fois depuis le boom des start-ups et des initiatives visant à soutenir le secteur en Belgique, on assiste (enfin) à un mouvement de consolidation. Deux entités, l’une représentant les start-ups, l’autre les scale-ups, s’unissent pour augmenter leur puissance de frappe.

Les acteurs

Startups.be a été fondé en 2013. L’ASBL représente 95% des start-ups belges. Elle organise des événements et des missions internationales pour soutenir les entrepreneurs belges.

Scale-ups.eu a été constitué en septembre 2018 par Jurgen Ingels. L’homme est une figure bien connue en Flandre. Très actif dans les tech, il est le fondateur de Clear2pay, a lancé le fonds Smartfin Ventures et fait également partie de B-Hive.

 

D’un côté, Startups.be. Fondée en 2013 et portée par Karen Boers, l’ASBL représente plus de 2.300 start-ups et 170 organisations actives dans l’entrepreneuriat en Belgique. De l’autre, Scale-ups.eu a été constituée à la fin du mois de septembre par une autre figure incontournable du secteur mais mieux connue en Flandre, Jürgen Ingels. C’est notamment à lui que l’on doit l’organisation du festival SuperNova à Anvers, qui ambitionne de devenir l’événement phare pour les scale-ups belges.

Faster

Durant cet événement qui s’est tenu à la fin du mois de septembre, 50 scale-ups dont 15 belges parmi les meilleures en Europe, ont eu l’opportunité de pitcher leur projet. Environ 200 venture capitalists ont fait le déplacement et quelque 100 entreprises technologiques étaient présentes ainsi qu’une belle poignée d’orateurs internationaux. "Il s’agissait non seulement d’inspirer mais également de ‘compresser le temps’ en aidant les entreprises à identifier les technologies dont elles ont besoin, à automatiser leur comptabilité, à trouver de l’argent. C’est pour répondre à cet objectif que Scale-ups.eu est né", explique Jurgen Ingels.

Or, pour les start-ups aussi, le temps presse. "La scène évolue rapidement. Elle devient de plus en plus mature et de plus en plus ambitieuse. Les start-ups doivent pouvoir compter sur l’expertise et le soutien d’un écosystème plus consolidé", estime Karen Boers, qui précise qu’"il était temps aussi pour Startups.be de passer à la phase suivante de son développement."

Bigger

Les deux organisations intégreront leurs entités juridiques, mais continueront d’opérer sous leurs noms respectifs. Compte tenu des évidentes synergies entre leurs activités, la nouvelle structure, regroupant une dizaine de personnes, œuvrera au renforcement de l’écosystème tech belge. "L’idée, c’est véritablement d’accroître notre capacité à faire de plus grandes choses ensemble", commente Jurgen Ingels.

La feuille de route s’annonce d’ores et déjà ambitieuse pour 2019. Sur le front des événements d’abord, le Tech Startup Day, organisé chaque année par Startups.be, sera complètement repensé pour y inclure les scale-ups, et rebaptisé The Big Squeeze. Et, à l’inverse, SuperNova devrait probablement se focaliser davantage sur les start-ups à l’avenir.

"Nous allons également organiser un troisième événement qui va rapprocher et générer des synergies entre les start-ups, les scale-ups et les corporates", ajoute Karen Boers. Prévu au printemps 2019, The Big Score va regrouper 50 des plus grandes entreprises belges et 300 start-ups technologiques avec un seul objectif: permettre à tous les acteurs de marquer des buts.

Better

L’idée derrière ce rapprochement, c’est aussi d’être globalement plus efficace et plus crédible. Bref, d’être meilleur en étant moins fragmenté. "Avec plus de bande passante, un réseau plus étendu et davantage de connaissances sur l’écosystème, nous sommes sur le point de placer la Belgique sur la carte en tant que puissant concurrent technologique", estime Jurgen Ingels.

Dans ce cadre, le programme des missions à l’international sera prochainement étendu au même titre que les moyens mis en œuvre pour la collecte de données. "Nous disposons déjà d’une base de données pour les start-ups et scale-ups belges, mais nous voulons qu’elle soit étendue à toute l’Europe", ajoute encore Karen Boers, qui compte continuer à jouer un rôle stratégique dans le développement de l’écosystème.

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