Alliance de personnalités flamandes pour aider les entreprises belges

L'acteur et présentateur flamand Tom Waes fait partie des investisseurs souhaitant aider des entreprises belges aux côté de l'anversois CIM Capital. ©BELGA

CIM Capital vient de lever 50 millions d'euros pour soutenir les sociétés en difficulté dans le pays. Marc Coucke et l'acteur Tom Waes figurent parmi les investisseurs.

Depuis quelques années maintenant, la pratique est courante aux États-Unis: les stars du showbiz n'hésitent pas à mobiliser leurs deniers pour investir dans des entreprises branchées ou de la Silicon Valley.

Les exemples sont légion. Cela va de la productrice Oprah Winfrey, qui a investi dans WW (ex-Weight Watchers), à Madonna, qui a mis de l'argent dans Vita Coco (aux côtés des Spoelberch, une des familles actionnaire de référence d'AB InBev), en passant par l'acteur Ashton Kutcher ou encore le rappeur Snoop Dogg.

50
millions d'euros
CIM Capital a déjà levé 50 millions d'euros de capital pour son nouveau fonds. Elle vise les 75 millions à terme.

En Belgique, par contre, le phénomène est anecdotique, pour ne pas dire inexistant. Mais il y a des exceptions avec les footballeurs Tom De Sutter et Nicolas Lombaerts, qui ont investi dans le fonds Vectis, ou avec Wouter Vandenhaute (le patron du RSC Anderlecht) et son acolyte Erik Watté, de la maison de production Woestijnvis, qui ont injecté des capitaux dans le fonds de capital-risque Hummingbird.

Intervenir via des prises de participation

Désormais, l'acteur et présentateur bien connu du nord du pays, Tom Waes, figure, lui aussi, sur la liste. Ce "BV" (ou "Bekende Vlaming", soit "flamand connu"), qui s'est fait connaître des francophones avec la série Undercover, vient de monter à bord du dernier fonds de la société d'investissement anversoise CIM Capital. Et il s'y retrouve en bonne compagnie aux côtés de Marc Coucke, Jos Delcroix (géant du pneu automobile Deldo), Jan Boone (Lotus Bakeries), Mark Leysen (courtier d'assurance Vanbreda Risk and Benefits) et des sociétés publiques d'investissement SPFI et PMV.

Marc Van Hool - descendant du fondateur de la société fabricant les bus du même nom - et ses trois partenaires ont déjà levé 50 millions d'euros. Objectif: prendre des participations dans des entreprises en difficulté pour les aider à redresser la barre. Au total, ils visent les 75 millions d'euros de capital. L'équipe de CIM Capital a injecté, elle aussi, des fonds dans l'aventure.

Des difficultés datant d'avant la crise

"En 2018 et 2019 déjà, des incertitudes économiques pointaient à l'horizon et un ralentissement économique était annoncé. Même sans la crise liée à la pandémie de coronavirus, les entreprises auraient été en difficulté", explique Marc Van Hool.

Il s'agira d'aider des sociétés "qui ont été déstabilisées par un événement perturbateur, dont le chiffre d'affaires a pris un coup dur et la rentabilité a diminué."
CIM Capital

"Avec cette crise en plus, l'impact sera énorme". Pour preuve, les chiffres compilés par Graydon, dont une enquête de mars a démontré qu'un quart des entreprises belges disposaient de ressources insuffisantes pour absorber trois mois de perte de chiffre d'affaires. De même qu'elle ne disposaient en réalité que d'un matelas financier inférieur à ce qui est nécessaire dans leur secteur.

Qui aider?

Le fonds entend cibler les entreprises dont le siège est établi en Belgique, avec un produit déjà sur le marché, et qui réalisent déjà un chiffre d'affaires de plus de 10 millions d'euros.

Il en ira de sociétés "qui ont été déstabilisées par un événement perturbateur, dont le chiffre d'affaires a pris un coup dur et la rentabilité a diminué", explique-t-on du côté de CIM Capital. Tant le commerce de détail que celui de gros, l'industrie ou le secteur alimentaire pourront bénéficier d'un tel coup de pouce.

Dès que la situation est rentrée dans l'ordre, un désinvestissement est prévu.

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