"Avec Ian Gallienne et Paul Desmarais Jr., GBL est dotée d'une gouvernance parfaite"

L'AG de GBL le mardi 23 avril 2019.

Mardi après-midi se tenait la première AG de l’ère post-Albert Frère. L’occasion de rendre hommage à l’homme d’affaires, mais aussi d’acter le changement de commandement chez GBL, touchant de Gérald Frère à Gilles Samyn en passant par Gérard Lamarche.

Le moment était solennel mardi en fin de journée chez GBL . Les traditionnelles formalités légales d’ouverture d’AG ont rapidement été suivies par un dernier hommage à l’ex-homme fort de la holding, Albert Frère, décédé en décembre dernier.

Une courte vidéo a ainsi été jouée aux actionnaires qui s’étaient déplacés pour l’occasion. "Imaginez un gars qui a commencé dans une fabrique de clous avant d’avoir le cran de prendre le contrôle de la plus grande entreprise du pays à l’époque, à savoir Petrofina, y a indiqué Paul Desmarais Jr, fils de l’associé canadien de l’homme d’affaires. Il pouvait penser et rêver grand, puis faire que ce rêve devienne réalité." "C’était un visionnaire, avec les idées claires sur comment le monde allait se consolider et devenir global, a poursuivi son gendre, Ian Gallienne, dans la capsule. Il travaillait 24h/24, 7j/7. On recevait parfois même des appels le dimanche matin. Mais si je dois retenir une chose de lui, ce sera sa passion pour la vie au sens large, allant aussi bien du travail à l’amitié, en passant par le sport ou le bon vin."

"Boy, he loved to laugh", a renchéri Paul Desmarais Jr. Et l’homme d’affaires bien connu n’a pas dérogé à la règle, bien qu’à titre posthume. "Même à mes débuts, bien que j’aie eu une secrétaire, j’étais mon propre patron. Je n’ai jamais connu l’expérience d’avoir un patron. Il faut croire que cela ne m’a pas trop mal réussi", a glissé l’intéressé dans un enregistrement diffusé sur le grand écran de l’auditoire Jacques Thierry, au siège de GBL, à Bruxelles. Sourires bon enfant et applaudissements dans la salle.

"Je suis honoré de devenir seul CEO de GBL, mais aussi conscient de la hauteur de la tâche qui m’attend."
Ian Gallienne
CEO de GBL

Après ce court rappel à la mémoire des participants à l’AG, Gérald Frère, son fils, est ensuite revenu sur la passation de pouvoir désormais officialisée à la tête de la holding, à savoir la prise de la direction opérationnelle par le seul Ian Gallienne – qui s’est dit "honoré et conscient de la hauteur de la tâche" qui l’attend –, en qualité de CEO, alors que Gérard Lamarche fait, lui, un pas de côté, au profit du family office d’Arnoud de Pret. Il reste toutefois membre du conseil de l’entreprise. "Je le remercie en mon nom personnel, mais aussi de tous pour sa contribution à l’essor de GBL", a évoqué le dorénavant ex-président du conseil d’administration de la holding, Gerald Frère. Et pour cause, il cédait à l’occasion de cette assemblée générale ordinaire la présidence à Paul Desmarais Jr. "Le partenariat entre les familles Frère et Desmarais est un atout unique pour poursuivre le développement de cette maison", a-t-il rappelé au passage.

Une page se tourne

Dans la même veine, après avoir tenu à saluer la présence d’une petite centaine d’actionnaires – "toujours le motif d’une grande satisfaction" –, Gérald Frère a aussi mis à l’honneur deux administrateurs sur le départ. Tout d’abord, Gilles Samyn, fidèle lieutenant d’Albert Frère, qui a incorporé le Groupe Bruxelles Lambert en 1974 au département fusion-acquisition, avant de rejoindre la holding familiale Frère-Bourgeois en 1983. "Gilles a occupé des fonctions de premier plan dans les domaines les plus divers. Je tiens à louer sa fidélité et son enthousiasme sur lesquels les années n’ont eu de prise." Ensuite, le Franco-Canadien Arnaud Vial, administrateur de GBL depuis 2004, a, lui aussi, été salué pour son travail.

Enfin, Gérard Lamarche a pris la parole à son tour. "Ce n’est pas sans émotion que je m’adresse à vous aujourd’hui, a confié celui qui était coadministrateur délégué depuis 2012. Avec Ian, nous avons conduit l’exécution de notre stratégie vers des entreprises de taille moins importante, mais avec des niveaux de participation plus élevés qui nous ont permis de peser d’avantage. Une évolution payante puisqu’elle nous a permis d’augmenter le dividende d’année en année et l’actif net à 19 milliards d’euros aujourd’hui, et ce avec un rendement total de l’actionnaire de 11,7% contre 10% pour l’indice de référence." Avant de conclure, après un passage sur Albert Frère qui "restera un modèle pour nous tous", qu’"avec Ian Galienne et Paul Desmarais Jr., GBL est dotée d’une gouvernance parfaite et particulièrement pertinente pour continuer de consolider son statut d’une des plus belles sociétés holding familiale d’Europe".

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