Avrox, qui a fourni 15 millions de masques, attaque Creamoda en justice

©Martin Bertrand

Avrox, la société qui a fourni 15 millions de masques, a décidé d'attaquer Creamoda en justice. Cette dernière critiquait la qualité des masques.

Après la guerre des communiqués, voici venu le temps de la bataille des prétoires. À la fin du mois de juin, face aux critiques venues de Creamoda et de la Fédération du textile sur la qualité des 15 millions de masques fournis à la Belgique par la société Avrox, cette dernière avait brandi la menace d'une action en justice pour calomnie. Aujourd'hui, Avrox a franchi le pas et a décidé d'attaquer Creamoda et la Fédération du textile en justice. L'affaire a été plaidée jeudi matin devant les juges du tribunal de l'entreprise néerlandophone de Bruxelles.

Au cours du mois de juin, les échanges entre Avrox et Creamoda avaient été vifs. Le 8 juin, Creamoda avait envoyé la première salve en envoyant un communiqué titré "La distribution de ces masques au peuple est un danger". Pour Creamoda, les masques fournis par Avrox ne répondaient pas aux exigences techniques imposées par le gouvernement. "Nous nous demandons comment ces masques ont pu passer un test de qualité en laboratoire, si vous ne pouvez même pas les désinfecter à une température sûre", avait alors expliqué Creamoda, apprenant qu'on ne pouvait laver ces masques qu'à une température de 30 degrés. S'en était suivie une foire d'empoigne sur la question de la température à laquelle il fallait laver les masques. Au passage, Creamoda et le secteur du textile et de la confection se disaient prêts à tendre la main au gouvernement.

"En semant le doute sur la qualité des masques, Credamoda joue avec la santé de la population."
Communiqué d'Avrox

La réponse d'Avrox ne s'était pas faite attendre. "En semant le doute sur la qualité des masques, Credamoda joue avec la santé de la population", pouvait-on lire dans un comuniqué d'Avrox. "Les citoyens peuvent être rassurés: les masques sont de qualité supérieure et ont été testés par des laboratoires indépendants ainsi que par ceux de la Défense", répliquait alors Avrox.

Une semaine plus tard, Creamoda en avait remis une couche en expliquant que "ces masques d'Avrox sont encore plus dangereux qu'on ne le pensait", ajoutant que les millions de masques fournis avaient été traités avec une finition antibactérienne nano argentée "si petites qu'elles peuvent pénétrer dans des parties du corps et des cellules où elles n'ont normalement pas leur place". Avrox avait à nouveau répondu par voie de communiqué, répétant que la procédure de marché public avait été respectée et tout le reste n'est que fausses allégations. Avrox, qui a donc décidé de se tourner vers la justice, pour faire valoir ses droits.

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