Baobab, champion wallon des bougies parfumées, est à vendre

Le magasin du Sablon constitue l'un des quatre flagship stores du spécialiste wavrien des bougies parfumées Baobab. Les trois autres sont localisés à Anvers, Londres et, depuis peu, Paris. ©Doc

La société d'investissement Indufin cherche à sortir du spécialiste des bougies parfumées. L'entreprise wavrienne a connu une forte croissance ces dernières années.

Fort de son déploiement en Europe et aux États-Unis, le spécialiste wavrien des bougies parfumées et parfums de maison Baobab Collection a connu une forte croissance ces dernières années. Rien que sur la Belgique, le chiffre d'affaires a quasi doublé en quatre ans, passant de 8 à plus de 16 millions d'euros entre 2015 et 2019.

L'heure était donc propice à une réflexion pour son propriétaire. Actionnaire depuis 2015, la société d'investissement Indufin cherche désormais à céder sa participation d'une soixantaine de pour cent dans l'entreprise, a-t-on appris à bonne source. La transaction pourrait dépasser les 100 millions d'euros, entend-on.

+100
millions d'euros
Le montant de la transaction pourrait dépasser les 100 millions d'euros.

Ronaldo et Kardashian

Peu d'informations filtrent quant à l'ampleur de l'activité du spécialiste des bougies parfumées premium et des diffuseurs de parfums pour la maison, qui emploie une centaine de personnes environ.

Dans sa stratégie de commercialisation, le groupe s'appuie sur quatre flagship stores (Anvers, Bruxelles, Londres et, plus récemment, Paris), ainsi que sur un vaste réseau de revendeurs, composé principalement de grands magasins (De Bijenkorf, Rinascente…), de magasins de déco, de concept stores et de fleuristes. S'ajoutent à cela des sites d'e-commerce de référence tels que la plateforme dédiée au luxe Farfetch.

Baobab dispose de filiales établies outre-Atlantique, au Royaume-Uni et en France. De quoi expliquer que l'on puisse retrouver ses produits du côté de distributeurs clés, plutôt haut de gamme, à la Harrods, John Lewis ou encore Le Bon Marché Rive Gauche (LVMH).

Anecdote cocasse: le célèbre footballeur Cristiano Ronaldo fait partie des stars parmi les adeptes de la marque. L'Américaine Khloé Kardashian, de la famille du même nom, publiait quant à elle récemment sur son compte Instagram une photo aux côtés d'une des bougies made in Belgium.

Parmi les actualités opérationnelles récentes, la lecture du dernier bilan de l'entreprise renseigne que Baobab a internalisé l'an dernier la fabrication de ses bougies en rachetant la société roumaine Candela Manufacturing. Le montant de la transaction n'est par contre pas connu.

Tanzanie à l'origine

Baobab est né en Tanzanie en 2002 à l'initiative d'un couple fou d’Afrique. En 2004 l'activité est rapatriée en Belgique. Trois ans plus tard, elle voit monter à son bord l'homme qui transformera un projet alors artisanal en projet industriel: Alain Lahy.

2002
Baobab est né en Tanzanie en 2002 à l'initiative d'un couple fou d’Afrique. Il faudra attendre 2007 et l'arrivée de l'actuel CEO, Alain Lahy, pour que le projet change de taille.

Actuel CEO de l'entreprise et actionnaire, l'homme est connu pour avoir cofondé en 1992 le groupe de mobilier haut de gamme JNL, actif via des marques comme Van Hamme, plus ancien fabricant de canapés de Belgique acquis en 2007. Il préside toujours le groupe à la clientèle essentiellement formée de décorateurs et architectes d'intérieurs.

Van Waeyenberghe

Baobab est l'une des trois participations d'Indufin Capital Partners, aussi présent au capital du groupe informatique flamand Axi et du joyau industriel wallon qu'est le géant des produits en mousse synthétique NMC, aux mains de la famille Noël (Nomainvest).

Le véhicule était aussi propriétaire de la chaîne de magasins de mode et de couture Veritas, acquise la même année que Baobab. La société fut toutefois reprise en 2019 par les hommes d'affaires flamands Erwin Van Osta (Hubo) et Walter Van Gastel, aux côtés de la société d'investissement CIM Capital de l'un des membres de la famille des bus Van Hool.

Jusqu'à l'an passé, l'on retrouvait derrière Indufin Capital Partners la famille entrepreneuriale Van Waeyenberghe (De Eik) et le holding Luxempart , dont Sofina est actionnaire à 6%. Leur joint-venture est depuis en voie de démantèlement, Luxempart ayant préféré se réorienter vers des investissements de taille plus importante.

La famille Van Waeyenberghe a dès lors porté sur fonts baptismaux Indufin Investment Fund, un autre véhicule que l'on retrouve à bord du groupe informatique flamand Cheops et de l'agence de marketing digital Springbok, ayant récemment fusionné avec son homologue hollandais Adeptiv (ex-filiale de PostNL).

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