Blokker s'enfonce dans les pertes et se cherche un nouveau patron

©Nederlandse Freelancers

Devant la dégradation persistante des comptes, le patron du groupe de magasins néerlandais a démissionné.

La mauvaise passe perdure pour les magasins néerlandais Blokker. Victime d’une coûteuse restructuration qui ne porte pas ses fruits, le distributeur, qui a déjà fermé nombre de ses implantations belges, a creusé ses pertes à un niveau record l’an dernier. Déficitaire depuis quatre exercices d’affilée, le groupe familial emblématique a accusé une perte nette de 344 millions d’euros en 2017, contre 180 millions un an auparavant.

Face aux difficultés persistantes, Blokker mène depuis l’année dernière une cure d’amaigrissement drastique. Au global, le holding prévoit de s’amputer des deux tiers de son activité en cédant cinq enseignes. En Belgique, 69 magasins sur 190 doivent fermer avec la disparition de plus de 300 emplois à la clé. D’ici la fin de l’année, le groupe qui lutte pour sa survie, ne devrait plus exploiter que 400 magasins. Outre l’enseigne phare Blokker dont les magasins sont en cours de relookage, le holding va exploiter la chaîne Marskramer en franchise

D’ores et déjà, les magasins Big Bazar (articles ménagers), les magasins de décoration (Xenos et Leen Bakker) et l’enseigne de jouets Intertoys ont trouvé preneur. De fait, seuls les magasins de jouets Maxi Toys et Bart Smit sont encore à vendre.

Chute des ventes

344 millions €
Le groupe familial a accusé une perte nette de 344 millions d’euros en 2017, contre 180 millions un an auparavant.

Sans surprise cette compression du périmètre entraîne une chute des ventes. Portant encore sur 2,07 milliards d’euros en 2016, le chiffre d’affaires a fondu à 1,6 milliard d’euros l’année dernière. Dans le même temps, la perte d’exploitation a atteint 231 millions d’euros, contre une perte de 142 millions en 2016.

Quant aux coûts de la restructuration, ils ont amputé les comptes 2017 de 154 millions d’euros. De fait, l’injection de 130 millions d’euros par la famille Blokker dans les caisses du holding voici deux ans, a eu l’effet d’un coup d’épée dans l’eau.

Ayant déjà fait les frais de cette dégradation persistante des comptes, Casper Meijer, le patron nommé en 2016, a démissionné de son poste le mois dernier. Estimant que la remise à flots du groupe traîne en longueur, la famille Blokker appuyée par certains autres membres de la direction, ont fait pression pour le pousser vers la sortie. Sans pour autant écarter les risques de faillite.

Lire également

Publicité
Publicité

Echo Connect