Chez NRJ-Nostalgie, le café est certifié durable

Chez NRJ-Nostalgie, le café est gratuit pour les collaborateurs… Sauf le Nespresso. ©Kristof Vadino

Au sein des radios NRJ et Nostalgie, le petit noir est devenu, pour certains, un outil de travail. Car quand on réveille l’auditeur dès potron-minet, mieux vaut avoir la pêche!

Au siège des radios NRJ et Nostalgie (cousines par leur actionnariat), chaussée de Louvain à Evere, le café, c’est stratégique. C’est presque un outil de travail.

Demandez à Ann-Laurence ce qu’elle en pense. Ce jour-là, la jeune journaliste fait "le petit matin": "J’arrive à 5H pour préparer le premier journal: mon premier réflexe est de me diriger vers la machine à café", lance telle en sirotant un expresso. Dès potron-minet, animateurs et journalistes se dopent au petit noir. Indispensable pour entamer la journée et réveiller les auditeurs.

Série

Confidences, potins, ragots, lamentations… Il se dit beaucoup de choses autour de la machine à café.

Mais quelle et la politique des entreprises en la matière? Quelle attention donnent-elles à cet outil de socialisation et, pour certains, de productivité? Combien cela leur coûte-t-il? Les employés sont-ils consultés? Existe-t-il des machines différentes en fonction des publics (direction, employés, visiteurs)?

Durant ce mois de mai, la rédaction de "L’Echo" se glissera dans les cafétérias des entreprises et des administrations. L’occasion d’ausculter la gestion des ressources humaines par le petit bout de la lorgnette.

Chez NRJ-Nostalgie, deux machines à café sont installées à des endroits stratégiques. Une classieuse Nespresso (coût d’achat: 700 euros) trône à l’accueil. Elle est destinée aux visiteurs et autres VIP, les deux radios recevant fréquemment des stars de la chanson. Les "simples" collaborateurs y ont accès, mais ils doivent y mettre le prix: 30 cent la dosette à se procurer auprès de la réceptionniste.

Le "Lungo forte" aurait la préférence des amateurs, selon elle. Mais l’essentiel du personnel (75 collaborateurs) penche plutôt pour l’appareil multifonctions placé dans le couloir d’accès aux studios et aux bureaux, à deux pas de la cafétéria, lieu propice aux potins, commérages et lamentations.

Installé par la firme Miko, l’appareil distribue gratuitement café, thé, cacao et soupe. Coût: 300 euros par mois – leasing entretien et fourniture des consommables compris – soit 4 euros par employé. La machine débite 900 tasses par mois dont 660 de café. La machine Nespresso, 350.

"Le Nespresso, c’est bon, mais pour des questions de facilité, comme on est toujours pressé, cela va plus vite, je préfère prendre celui-ci, glisse la journaliste matinale, rejointe par Geoffroy, responsable IT, qui dit fréquenter les lieux au moins trois fois par jour. "Et puis, il n’est pas mauvais", ajoute Ann-Laurence.

Exigences patronales

Ce n’est pas l’avis de tout le monde. "Effectivement certains n’aiment pas trop celui de la machine actuelle, indique Ann Crabeels, directrice administratrice et financière de NRJ-Nostalgie, qui a la haute main sur la "politique café" des lieux. D’ailleurs, dans trois mois le leasing de la machine prendra fin, nous allons consulter trois ou quatre fournisseurs qui vont nous prêter une machine pendant une semaine. Elles seront testées par quelques employés grands buveurs de café."

À noter que chaque employé a son mug personnalisé à son prénom, histoire d’éviter le gaspillage de gobelets en plastique. Le café proposé, de marque Puro, y est en outre labellisé "fair trade". Autant d’exigences du patron, Marc Vossen, très branché développement durable. Voilà les candidats fournisseurs prévenus.

6,5 Kg: Volume de café consommé par mois (Puro et Nespresso)

300 € : Coût mensuel pour l’entreprise

4 €: Coût mensuel moyen par employé

Fournisseur : Miko (café Puro)

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