Créer 500 jobs en 10 ans via la finance responsable

Funds for Good permet à ses clients d’investir de manière responsable, tout en prêtant au moins la moitié de ses bénéfices à un taux zéro à de jeunes entrepreneurs. ©©funds for good

La Financière de l’échiquier, OneLife et Funds for Good lancent un nouveau produit SRI. Une manière de promouvoir la finance "responsable et solidaire" avec un impact sur l’économie réelle.

"La finance responsable, ce n’est pas un gros mot!" Patrick Somerhausen martèle son message depuis 2011 et la création de son gestionnaire de fonds Funds for Good. Huit ans plus tard, il peut se targuer d’avoir contribué au démarrage de 211 entreprises grâce à des prêts sans intérêt.

Pas satisfait de ce succès, Funds for Good entend aujourd’hui passer à la vitesse supérieure. Elle annonce la conclusion d’un accord avec le gestionnaire d’actifs La Financière de l’Echiquier (LFDE) et le spécialiste de l’assurance-placement OneLife. Celui-ci se matérialise par un produit "unique et responsable", selon ses créateurs: un fonds interne collectif d’assurance intégrant investissement socialement responsable (ISR) et impact.

"La finance responsable, ce n’est pas un gros mot!"
Patrick Somerhausen
CO-CEO Funds for GOOD

L’idée a germé dans l’esprit de Marc Dhondt, senior consultant Belgium de OneLife, après une série d’événements organisés autour de la projection du film "En quête de sens", de Nathanaël Coste et Marc de la Ménardière. Des courtiers ayant participé à ses activités ont exprimé le souhait de donner plus d’impact à leur travail, mais se trouvaient face à un défi de taille. "Il est actuellement très difficile de proposer un portefeuille d’investissements exclusivement composé de produits ISR", explique Marc Dhondt.

D’où l’idée d’un nouveau produit qui profitera de l’expertise de chacun. La Financière de l’Échiquier se charge de la sélection et de l’allocation des actifs, via une architecture ouverte. "Nous proposons des produits ISR depuis une douzaine d’années, il ne s’agit pas de greenwashing", avance Stéphane Van Tilborg, Country Head Benelux de LFDE. Il souligne les bons rendements affichés par ces titres, qui sont plus résilients, notamment en raison des impératifs de transparence imposés aux entreprises ISR.

La distribution du produit est assurée par OneLife. Ce fonds interne collectif d’assurance se veut "flexible et diversifié" avec une allocation équilibrée (20 à 70% d’actions, notamment), sans contrainte géographique ou sectorielle, avec une vingtaine de millions d’euros d’actifs, soit la masse critique pour démarrer.

"Ils doivent pouvoir dire: je suis un courtier engagé. La démarche doit leur permettre de ne pas attendre que le client demande de l’ISR et d’être proactifs."
Stéphane Van Tilborg

Funds for Good, LFDE et OneLife s’engagent à reverser 10% de leurs revenus générés par ce produit à la Fondation Funds for Good. Celle-ci investira ensuite ces montants dans des projets concrets qui permettront à des travailleurs sans emploi de sortir de la précarité. L’objectif est d’ainsi créer 500 jobs dans les dix prochaines années.

Parallèlement, les trois entreprises ont mis sur pied le Responsible Brokers Club, une initiative qui entend notamment former et accompagner les courtiers sur la sélection des fonds ISR et l’approche à adopter à leur égard. "Ils doivent pouvoir dire: je suis un courtier engagé. La démarche doit leur permettre de ne pas attendre que le client demande de l’ISR et d’être proactifs", précise Stéphane Van Tilborg.

L’objectif avoué est de faire des émules. Dans un premier temps, les porteurs du projet ambitionnent d’attirer une dizaine de courtiers sensible à l’éthique, tant au sud qu’au nord du pays, avant que ceux-ci ne fassent la promotion de cette approche auprès de leurs confrères.

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